Pendant 20 ans Christophee Brusset est employé par des grandes entreprises de l’agroalimentaire. Cet ingénieur en agroalimentaire devenu acheteur et trader dans de grandes entreprises, toutes bradées de certifications et de labels de qualité, mais l’éthique n’était qu’une façade. Pour les sociétés, la nourriture n’a rien de noble. Il s’agit d’un business, un moyen de gagner de l’argent ou tout aussi mal, fabriquer des pneus ou des ordinateurs. On verra dans un premier temps que la « boite » n’est pas un « service social »puis comment manipuler les masses grâce à leur ignorance et leur naïveté et enfin comment faire du business dans la limite du flou avec les Etats comme complices. Bon appétit !

L’entreprise n’est pas un service social

La boite avait pour mentalité, différente de ce qu’on apprend à l’école, avec ses propres valeurs, et sa vision à elle du Bien et du Mal. Le bien c’était tout ce qui permet plus de profit, le Mal c’était perdre de l’argent. L’entreprise n’est pas un service social. Sa finalité n est pas le bien être de ses salariés ou de la satisfaction des ses clients mais le profit, et plus elle est importante mieux c’est ! L’adage « la fin justifie les moyens » ne pouvait pas être mieux illustré. Les dogmes de la logique mercantile et l’excès du capitalisme, qui poussent à produire toujours plus pour toujours moins cher dans une course aux profits. Explique en partie l’utilisation à forte dose de molécules chimique (pesticide, fongicides…), antibiotiques: pour éviter les épidémies ou les infections due au confinement des espèces en grand nombre ex :le chloramphénicol peut provoquer une anémie, promoteurs de croissance et hormones de synthèse pour le bétail, « glazing » ajout de glace pour freiner le dessèchement (dose à ne pas dépasser 5à 10% du poids des rapports ont constaté 30 à 40%). Tous ces produits chimiques pollue l’environnement et empoissonne travailleurs et consommateurs. Beaucoup de sociétés sont acculées par les lois du marché et de la concurrence et se laissent aller à des solutions de facilité qui ont mené à des scandales alimentaires. Chine – La cuisine du diable : 2008 mélamines trouvée dans le lait maternisé, augmenter artificiellement le taux de protéine, est estimé en mesurant la quantité d’azote présent dans le produit, 2011 « huile de caniveau » résidus d’huiles et autres matière grasse usagées récupérées dans les restaurants, et dans les égouts avant d’être recyclés en huile de table… France -2013 : viande de cheval substituée à celle de bœuf.

Tromper le client grâce à son ignorance

Le mensonge est légalement organisé, vous aimez les « escargots de bourgogne », les « herbes de Provence » ? Ces bons produits vendus ne sont même pas français pour la plupart. Le jeu consiste à faire croire pour inspirer confiance et vendre plus cher un produit d’importations « naturalisé ». Il est tout à fait légal d’étiqueter «escargot de bourgogne transformé en France », si la dernière étape est de mettre du beurre persillé en France. La législation européenne considère le nom de l’espèce et pas l’indication d’origine. Il est dans la plus parfaite légalité d’importé des lots dans des conditions d’hygiène à faire vomir un agent des services sanitaires. C’est facile de piéger le client et c’est légale un des départements les plus important de toute entreprise agroalimentaire : la R&D ce département emploie des ingénieurs, aromaticiens et techniciens, dans des laboratoires suréquipés. La plupart des consommateurs s’imagine une bonne recette ou des chefs cuisiniers travaillant dans les usines. Fabriquer un produit c’est de la technologie. Mettre au point une machine qui monte 2 tonnes de mayo. en 1 minute 30, le surgélateur à azote liquide qui crache des pizzas, le saturateur à saumure sous pression qui double le poids… La R&D travaille la recette des miracles avec l’utilisation d’additifs (300 autorisés en France) pour la couleur, le gout, la conservation, épaissir, baisser les calories, éviter que ça mousse, que ça colle, que ça brille, croustille .Les Fameux E… ces additifs sont partout issue de la pétrochimie. La R&D sait faire de la confiture de fraise sans fraise (mélange de glucose et fructose, eau, jus de sureau pour la couleur plus petits grains de fraise) de la pâte d’amande sans amande (noyau d’abricot, glucose et fructose, colorants, arômes et conservateur), du fromage (avec très peu de fromage et beaucoup d’additif)… Une bonne partie de ces additifs sont connue pour avoir des effets allergisants, cancérigène…. Autre département de maquillage dont le job est de s’occuper de ce que le client voit en rayon : le Marketing. L’emballage c’est lui qui oriente l’acte d’achat (en plus il coûte plus cher que le produit). Règle numéro 1,tout le monde croit ce qui est écrit ex. Chupa Chups (les sucettes) alors qu’il y a du sucre coloré et aromatisé, a marqué « 0% de matières grasses ». Les industriels ont compris que le consommateur n’est pas raisonnable pour ne pas dire crétin. Il suffit de lui présenter un produit comme de la pâte à tartiner aux noisettes essentiellement de l’huile et du sucre. Une publicité avec un verre de lait et noisettes ingrédients mineurs, pour lui faire croire que le produit est sain.

Faire du business dans la limite du flou avec les Etats comme complice.

Les contrats se gagnent à coup de bataille et c’est à l’exportation ou tout se joue. Exporter c’est prendre le circuit le plus long et le plus compliquée pour tromper les Services avec des documents pas trop précis, avec des codes propres aux entreprises. On indique article « VDN52125 » au lieu de « viande de cheval » et VDN52135 pour « viande de bœuf ». Plus on passe les frontières, plus y a d’intervenants et de documents dans des langues différentes et plus c’est difficile pour les services de douanes ou sanitaires de suivre et de comprendre. Certains pays européens sont plus laxistes que d’autres au niveau de la législation, lorsqu’ il y avait des lots douteux à faire dédouaner il le faisait passer par la Hollande ou la Belgique. Ce n’est pas toujours la nature du produit qui pose problème mais l’origine. Faire passer un produit pour un autre trompe rarement le professionnel. D’où la nécessité d’avoir une filiale à Dubaï pays de transit pour les marchandises pour maquiller l’origine. La marchandise est expédiée à Dubai, pas de droits de douanes à payer, changement d’origine et réexpédition. Exporter c’est source de revenu et d’emploi pour le pays exportateur. Voila comment des milliers de tonnes de produits avec pesticides arrive sur le marché ex : 300 tonnes de thé de Chine pourri en pesticides « des doses à tuer un cheval » sont entrés légalement. « Les services sanitaire et douanes avait bloqués la marchandise et l’info. était remontée au plus hautes instances des Etats, ils avaient été décidé qu’il était urgent de ne rien faire. Surtout ne pas fâcher la Chine pour ne pas qu’elle ferme ses frontières aux vins, fromages, voitures allemande, avions… en 2013 3% des lots contrôlés par L’EFSA dépassaient la limite mises par la législation. Une question se pose pouvons nous croire nos dirigeants ?

 

Christophe Brusset nous pose cette question « Savez-vous manger ? » la plupart des consommateurs manque d’esprit critique et se laissent berner. Ils ne sont pas éduqués à l’hygiène alimentaire de base, lire la listes des ingrédients et ne comprennent pas les valeurs énergétiques et notionnelles. Nos aliments ne sont rien de moins que les matériaux de construction de notre corps. Pour qu’une construction dure 100 ans, il faut choisir les meilleures. Cela passe par l’achat de proximité, les origines locales ou nationales. Les produits qui n’ont pas traversé de multiples frontières présentent moins de tromperie sur les origines les espèces ou la qualité.

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