Dans nos échanges avec autrui, nous communiquons avec des mots qui dans la plupart du temps sont influencés par notre conditionnement. Notre compréhension de l’autre peut souvent être mal interprété et ainsi provoquer de la colère, de la frustration… et même conduire à la violence. La CNV (communication Non Violente) connu depuis des siècles et développer dans ce livre, par le psychothérapeute M.Rosenberg, et nous apprend à prendre conscience de notre propre nature. Etre à l’écoute de nous même afin d’être bienveillant envers les autres.

Communication aliénante

Elle consiste à nier une responsabilité, la communication aliénante est à la fois un produit et un pilier des sociétés fondées sur des principes hiérarchiques ou de domination.

En effet nous avons hérité d’un langage qui servait les rois et les élites au pouvoir. Les peuples dissuadées de développer une conscience de leurs propres besoins, étaient éduquées à être dociles et soumis à l’autorité. Lorsque les rois, tsars, nobles dirigent à leur profit une population aussi nombreuse, il est dans leur intérêt que le peuple soit éduqué de manière à développer une mentalité d’asservi. Un mode de communication qui empêche de prendre pleine conscience qu’on est responsable de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes. Le langage réprobateur des « je dois » et « il faut » est parfaitement adapté à cet objectif : plus les gens sont formés à adopter des jugements moralisateurs qui mettent l’ accent sur les fautes et les torts, plus ils sont conditionnés à se tourner sur ce qui se passe en dehors d’eux même, c’ est à dire vers les autorités extérieurs pour trouver la définition de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais.

Danger sur un langage qui implique l’absence de choix

Malheureusement, la manière dont nous avons été conditionnés à nous évaluer nous conduit souvent à nous haïr nous-même plutôt qu’à apprendre de nos erreurs. Ces erreurs devenues des  leçons, nous montrent nos limitent et nous invitent à grandir.

Mais en réalité notre évaluation sur nous-meme, nous conduit à ressentir de la honte. La honte est une forme de haine de soi et les actes qui en résultent ne sont ni libre ni joyeux. Dans notre langage, il existe un mot qui possède un pouvoir pour nous faire engendrer de la honte et de la culpabilité, il s’agit du verbe « devoir ».  Nous utilisons souvent des expressions comme « j’aurai dû savoir », « je n’aurais pas dû faire cela »… ce verbe est si profond ancré dans notre conscience que beaucoup d’entre nous auraient du mal à s’en passer.  Parce que nous nous en servons habituellement pour nous évaluer.

La plupart du temps, lorsque nous utilisons ces propos vis-à-vis de nous même nous refusons d’apprendre parce que « devoir » implique que nous n’avons pas le choix. Hors ces jugements critiques que nous portons à nous même nous empêchent de voir notre vie intérieure.

Assumer la responsabilité de ses sentiments

Nous avons pour la plupart été élevés avec un langage qui nous pousse à étiqueter, catégoriser, exiger et porter un jugement, plutôt qu’à prendre conscience de nos sentiments et nos besoins. Nous sommes davantage formés à diriger notre attention sur la « bonne façon de pensée », définie par ceux qui occupent des postes clés ou détiennent quelques autorités.

Nous n’avons jamais acquis le vocabulaire de notre vie intérieure. En nous écoutant avec empathie nous accédons à des sentiments différents, qu’ils s’agissent de tristesse, de frustration, de déception, de peur, de souffrance… c’est pour une bonne raison que la nature nous a dotés de ces sentiments.

Un sentiment nous renseigne sur un besoin à combler, si ce besoin est comblé nous avons un sentiment agréable sinon c’est l’opposé qui se produit. Les sentiments nous poussent à agir dans le but de satisfaire nos besoins et de respecter nos valeurs.

Lorsque nous nous critiquons on tend à brouiller les pistes faire le mieux etre. Ces jugements moralisateurs nous maintiennent  dans un état d’autopunition.Lorsque nous ressentons de  la honte, la culpabilité et la dépression nous coupent de nous-même. En redirigeant cette énergie négative sur nous et en prenant conscience de nos besoins nous pouvons agir. Par exemple l’expérience du regret nous aide à tirer les leçons de nos actes, sans nous faire de reproches ou à nous détester. Nous évaluons la manière dont notre comportement est allé à l’ encontre des nos propres besoins et valeurs. De cette façon nous sommes naturellement stimulés à trouver des pistes créatives pour les satisfaire.

Prendre conscience de nos propres besoins

Nos besoin ne sont ni un caprice ni une envie du moment, ils sont essentiels à notre équilibre car ils touchent à nos valeurs (notre liberté, le respect, l’écoute, l’échange, le partage…). Lorsque nous sommes reliés à nos sentiments et à nos besoins, nous ne sommes  plus des sujets dociles et soumis.

Nous constatons que nos sentiments proviennent de la façon dont nous interprétons les actes et paroles des autres, mais aussi de nos besoins et de nos attentes particulièrement à ce moment là.

Nous utilisons souvent un langage imprécis et abstrait pour indiquer à l’autre ce que nous attendons de lui (comportement, action…), sans lui demander une action concrète qui lui permette d’y parvenir (langage imprécis). Alors nous sombrons dans un état dépressif parce que nous n’obtenons pas ce que nous voulons, et nous n’obtenons pas ce que nous voulons, parce que nous n’avons jamais appris à exprimer clairement ce que nous sentons ni quelles sont nos besoins.

Nous avons en revanche appris à être des enfants modèles, des parents modèles. Si nous tenons à être ces modèles autant nous habituer à être dépressif. En nous coupons de nos sentiments et de nos besoins nous nous coupons de nous même. La dépression est la récompense que nous obtenons pour notre conformité. Plus nous sommes précis sur nos attentes, plus nos besoins ont des chances d’être satisfait et moins nous éprouverons des sentiments négatifs (colère, frustration…).

Beaucoup de gens souffrent d’incompréhension, ils n’ont jamais appris à s’écouter et à exprimer clairement leurs sentiments et leurs besoins, alors ils critiquent, jugent … et c’est l’expression d’un mal être qui n’a pas trouvé les mots pour se dire. La CNV aide à prendre conscience qu’en ignorant nos propres besoins et sentiments, on se fait violence et qu’ on peut reporter cette violence aux autres. La qualité d’une vraie relation c’est d’être lié à soi, être bienveillant envers soi afin d’être bienveillant envers les autres. La bienveillance c’est cette bonté du cœur « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentielle est invisible pour les yeux » Saint Exupéry.

Devenir responsable et libre d’être soi, être à l’écoute de soi afin d’être à l’écoute de l’autre.

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