Dominique Loreau est une essayiste française qui vit depuis les années 1970 au Japon. Elle a commencé à rédiger son livre à partir de ses notes personnelles.Puisant aux sources du bouddhisme zen, ce livre propose au lecteur de “simplifier sa vie pour l’enrichir“et  de remettre en cause la société de consommation en général, mais aussi les comportements, la manière d’appréhender l’existence du monde occidental. La simplicité, « c’est une valeur enrichissante : elle permet de vivre libéré des contraintes qui nous dispersent et nous stressent. L’abondance de tentations, de désirs, de biens matériels, n’apporte ni la grâce ni l’élégance. Cela peut même détruire l’âme. Quand on possède peu, et que l’on se contente de peu, on est plus disponible pour capter ses besoins réels et revenir à l’essentiel »

I. Trop d’objet tue l’objet.

La plupart des gens ne savent pas exactement ce qu’ ils aiment vraiment ou ce qui convient à leur style de vie. Ils sont entrainés par des passions qui ne sont en fait une forme de passivité. Ils cherchent à se fuir et à s’oublier. Nous gaspillons trop en choses inutiles en plaisir à court terme. L’éducation et la morale sont tombés si bas dans nos sociétés qu’elles encouragent l’appât du gain et la soif des possessions avec la plus cynique hypocrisie.

Les modes (habillement, loisirs, nourriture…) nous aveuglent et nous rendent esclave. Les gens court derrière une illusion le reste de leur vie, ils essayent de trouver dans les choses, une identité, un sentiment de permance, de complétude…. Cela reste le moyen le plus sur de connaitre la frustration. L’industrie de la publicité vous dit que les choses vous apporteront quelque chose, elle dit que vous vous distinguerez des autres en utilisant tel ou tel produit en sous entendant que vous serez encore plus VOUS. Quand vous achetez un produit vous achetez en même temps  « un renforceur d’identité ».

femme qui fait son shopping

 

La société de consommation s’écroulerait si les gens  étaient plus passifs face à leur passion et ne cherchaient plus à s’identifier à des objets. Plus vous cherchez le bonheur dans cette manière, plus il vous échappera. Les modes (habillement, loisirs, nourriture…) nous aveuglent et nous rendent esclave.

L’abondance de stimulation se retourne contre l’homme qui n’est plus capable de faire travailler son imagination autour de ce qui est simple.L’invasion universelle de la technologie amoindrit la vie, la vie de l’esprit, et  nous nous contentons de la médiocrité.

la difficulté provenant de la technologieLa plupart des problèmes d’argent proviennent d’habitudes de dépenses non réfléchies plutôt que d’envies non contrôlées. Trop de choses nous envahissent, nous emportent et nous détournent de l’essentiel. Notre esprit à son tour devient encombré comme un grenier. Accepter l’accumulation mène aux soucis et à la lassitude.

femme_dépressive

II. Plus les choses sont simples, plus elles doivent être de qualité.

Appréciez de posséder peu, les japonais sont nos maitres à ce propos. Depuis des temps anciens, ils se sont toujours appliqués à s’entourer que de choses petites, sans ostentation, des choses s’adressant à leur possesseurs et non à une assemblée. Les pensées comptent mais les objets aussi. Les objets sont le récipient de nos émotions et devraient apporter  autant de plaisir que d’utilité. Possédez peu mais le meilleur, ne vous contentez pas d’acheter un bon fauteuil, mais achetez le plus ergonomique et le plus confortable. Si vous ne pouvez pas encore acheter le canapé de vos rêves, économisez sou à sou. Mais n’achetez pas du provisoire « en attendant », vous risqueriez de vous habituez … à vos frais.canapé confortable

Avec le développent de l’industrialisation les gens voient de moins en moins la qualité et ne la désirent pas celle-ci se paie, car produite en petites quantités, c’est cela le luxe. Nous avons perdu la faculté de voir et de juger la qualité intrinsèque d’un objet. Le vrai luxe est ce lui dans lequel on s’installe, comme naturellement : de bons fauteuils à l’odeur de cuir, un plaid en cachemire, une nappe en lin blanc, de simples assiettes en porcelaines, une pièce dénuée de bibelots mais offrant un feu de bois en hiver.coin cheminé

Le faux luxe est celui qu’on « achète » en voulant reproduire un intérieur vu dans un magazine, à la mode en se meublant high-tech sans prendre en compte le confort, en cuisinant des ingrédients parfaitement indigeste, aller passer ses vacances dans les endroits « branchés » et surpeuplés tout en avalant des tranquillisants pour récupérer de sa fatigue. Débarrassez-vous de l’à-peu-près et remplacez-le par des choses parfaites, même si cela vous occasionne des frais. Le minimalisme coute cher, mais c’est à ce prix que vous arriverez à vous contenter d’un strict minimum.

III. La simplicité inséparable de la beauté et du style.

La beauté sous toutes ses formes, est indispensable au bonheur et nous, humains, avons besoin d’un peu plus que ce que la raison nous réclame. Notre âme a besoin autant de beauté que notre corps d’air, d’eau et de nourriture. Sans beauté nous devenons triste, déprimés. La beauté nous invite à la contemplation.

femme qui lit dans le calme

Le style ne s’arrête pas aux contours et à la substance, c’est une marque d’intelligence, quelque chose qui vient de l’intérieur, c’est un choix, de ce qui nous sommes, qui nous voulons devenir et comment. Le style s’acquière par du bon sens et du gout. La qualité d’une vie dépend du degré d’attention que l’on porte à ce que l’on fait, à ce que l’on pense, à ce que l’on choisit. Tout ce à quoi nous prêtons attention se développera. C’est lorsque vous êtes détendu que vous pouvez le mieux travailler, et cela sans gaspiller votre énergie. Le style et la beauté nous aident à nous surpasser.

Dans notre vie rien ne doit être superflu, il faut apprendre à évaluer les qualités pratiques des choses et non leur qualités de faire valoir. Il ne suffit pas de posséder peu de choses belles. Il faut les harmoniser entre elles. Les amener en un seul et même style, de façon à former un tout. Le style reflétant votre personnalité sera la meilleure image de vous.

cuisine harmonieuse

IV En simplifiant sa vie on obtient plus d’énergie.

Une vie simple, c’est aspirer à un plus haut niveau de pensée et de mode de vie. Cela veut dire tout apprécier, découvrir la joie dans les choses les plus banales et modeste. Si vous possédez trop de choses et que vous sentez insatisfait c’est que probablement  vous êtes du type gaspilleur, que vous manquez de reconnaissance à profiter des choses.

enfants_joyeux

Le gâchis c’est d’avoir des choses dont on ne profite pas. Comme nous en avons trop, nous passons à cote de maintes opportunités. Le degré d’appréciation du monde matériel et d’en profiter efficacement, mettre sagement à profit argent, temps et possession. Vivre simplement ne veut pas dire vivre « pauvrement » se priver constamment, c’est adopter une attitude positive face aux privations et de ne pas compter sur les choses matérielles pour être heureux. C’est lorsque vous êtes détendue que vous pouvez le mieux travailler, et cela sans gaspiller votre énergie. Plus on devient simple plus on devient fort.

 

La sobriété est une pauvreté volontaire et les mesures de la richesse sont ce qui est nécessaire et ce qui est suffisant. Le renoncement aveugle est aussi stupide que la vie mondaine, de plus, n’est pas réalisable dans le monde actuel. On peut s’ éfforcer de trouver un juste milieu entre attraper toutes les opportunités qui se présentent ou rester les bras croisés. Demandez-vous toujours si ce que vous faites en vaut la peine. Si vous y renoncez, ce que cela vous apportera.

 

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