Développement personnel

L’apprentissage de l’imperfection

 Le perfectionniste a bonne presse dans notre société, tout simplement parce qu’on l’associe à la performance, à l efficacité, au gout du travail bien fait. Le mot perfectionnisme nous fait inconsciemment penser au mot perfection. Et la perfection est séduisante. Ce lien est il évident ? A long terme, le perfectionnisme ne serait il pas au contraire associé à la souffrance psychologique ? Ce livre traite de la véritable nature du perfectionnisme et expose les moyens de surmonter les obstacles.
Il existe 2 types de perfectionnismes selon les psychologues. Le perfectionnisme négatif d’essence névrotique et le perfectionnisme positif et sain. Pour Tal Ben Shahar le négatif est appelé simplement perfectionnisme et, réserve au perfectionnisme positif le terme d’optimaliste.

 

Notre société perfectionniste

l'apprentissage de l'imperfection

La perfection, nous en sommes constamment bombardés sur les couvertures de magazines, sur le grand écran hommes et femmes résolvent leurs conflits en moins de deux heures, lançant des répliques qui font toujours mouches et vivent un amour idéal. Nous avons tous entendu les gourous de l’épanouissement personnel affirmer que nous jouissons d’un potentiel sans limites, qu’il suffit d y croire, que vouloir c est pouvoir.

Enseignants et parents cherchent  souvent à accélérer le développement de l’enfant et placent la barre haute. Evidement, ils sont animés des meilleures intentions, mais on sait de quoi est pavé l’enfer.

 

Les points essentiels qui opposent le perfectionnisme et l’optimalise.

Le perfectionnisme refuse l’échec et l’optimaliste l’accepte. Pour le perfectionniste le seul meilleur sort ou plutôt le seul qu’il soit disposé à accepter est celui qui ne comporte pas de trace d’échec. Le perfectionniste nourrit des attentes déraisonnables vis-à-vis de lui-même et de la vie qu’il mène. Il a une vision polarisée de la vie, celui de l’angle du « tout ou rien ».Il se soucie beaucoup de son image corporelle et intellectuelle. Ces personnes sont poussés par la nécessité de se prouver et prouver aux autres qu’elles sont intelligentes, compétentes en un mot parfaite et c’est un lourd fardeau. L’alternative pour eux est «soit être gros, soit être maigre, soit intelligent soit nul » seules existent les extrêmes, ils ne sont pas capable de voir « la zone intermédiaire ». Son besoin obsessionnelle de tout contrôler alors il s’efforce de maitriser toutes les facettes de son existence tant il redoute que tout s’effondre s’il lâche prise. Sa peur de lâcher prise est liée à sa peur de l’échec. Au contraire l’optimaliste sait que le seul sort possible comporte forcément une certaine dose d échec. Il voit que la meilleure solution pour mieux vivre est de l’accepter et d’en tirer les meilleures conclusions qui s’imposent. Les optimalistes apprécient globalement leur vie et cela comprend leurs propres personnes, leurs succès, et même leurs échecs ou ils voient autant d’occasion de se perfectionner. Ils savourent, non seulement ce dont ils disposent, mais ils suscitent par là de nouvelles réussites, de nouveaux événements positifs, de nouvelles expériences constructives. Quand on apprécie le bon coté de la vie, on en profite davantage.

Le parcours vers la réussite, deux visions différentes que l’on soit perfectionniste ou optimaliste

L' apprentissage de l'imperfection

Les deux ne se distinguent pas par leur aspiration ou leur objectif qu’ils se fixent. Les uns et les autres peuvent faire preuve du même degré d’ambition, du même désir intense de réaliser leur objectif.

La différence réside dans la méthode pour y parvenir. Pour le perfectionniste l’échec n’a aucun rôle à jouer dans le parcours vers le sommet, trajet idéal : la ligne droite. Le perfectionniste se focalise sur l’objectif de manière obsessionnel. Son obsession de la destination à l exclusion des bienfaits du parcours. Or c’est sur ce parcours que nous passons le plus claire de notre existence. Le processus- le chemin qui y mène- n’a pas de signification à ses yeux. Sa vie est une course une compétition. Il n’est pas à l abri de la dépression à l origine de celle-ci se trouvent souvent les comportements pointilleux et extrémistes. Il retire du voyage que de la souffrance et du malheur, c est à cela que se résume leur vie. Quand on ne considère que le résultat final, on ne tient pas compte de l’investissement en temps et en énergie qui s est révélé nécessaire pour y parvenir, alors la réalisation, la concrétisation d’ un projet leur semble hors de portée .Pour l’ optimaliste, l échec fait au contraire partie intégrante du même parcours . L’optimaliste sait que son parcours sera semé d’embuches et de détours. Ce parcours, n’a pas de ligne d’arrivée, pas de destination finale, il apprécie le parcours car, au lieu d’essayer constamment de faire leurs preuves, ils se concentrent avant tout sur ce qu’ils peuvent apprendre, ce qui peut les enrichir les aider à développer leur potentiel. Pour eux les échecs, les émotions, la réussite font partie intégrante d’une vie considéré comme satisfaisante et bien remplie.

 

 

L’antidote au perfectionnisme, et donc le secret de l’optimalisme, c est l’acceptation de la réalité, qu’il s agisse des échecs, des émotions, ou de la réussite. La seule manière d assumer l’échec c’est de l’affronter directement. Plus on est préparé à faire face aux difficultés, aux déceptions mieux on saura aborder les obstacles qui jalonnent le chemin. « Si on n’apprend pas à échouer, on échoue à apprendre » Si on refuse les déconvenues on finit par les ressasser de manière obsessionnelle. On les amplifie, et on s’interdit tout ouverture vers la sérénité « oser, c est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c est se perdre soi même ».
Pour finir le degré de bien être met en évidence une vérité simple à savoir que le bonheur est davantage contingent à l’état d’esprit qu’à celui d’ un compte en banque, ou au statut social. Des lors que mes besoins primordiaux sont satisfaits (alimentation, logement, éducation) mon niveau de bien être est déterminé par les centres d’intérêts que je me choisis et ma manière d’ interpréter les événements extérieurs.

 

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