L’ art subtil de s’en foutre

l'art subtil de s'en foutre

L'art subtil de s'en foutre

Mark Manson est un blogger américain à succés aux USA. Avec son franc-parler, il ne passe pas par quatre chemins pour  nous raconter sa vie et ses expériences. Il nous met face à la réalité des choses et essaie de nous aider à y voir plus clair dans nos choix de vie « alors mets-toi ça dans la tête: tu fais tout le temps des choix, que tu le reconnaisses ou pas ».

Son livre nous pousse à faire le tri entre « ce tu choisis de donner de l’importance et ce que tu décides de tenir pour quantité négligeable». Nous vivons une époque ou les gens sont en crise d’identité et « s’en foutre ça n’existe pas. D’ailleurs se foutre de tout, c’est encore faire attention à quelque chose ».« Si tu n’ acceptes pas que les choses ne puissent pas aller dans ton sens, tu te mets inconsciemment à te faire des reproches sans fin. Tu te dis que quelque chose ne tourne pas rond chez toi c’est ce qui t’incite à sur-compenser « acheter 40 paires de pompes, avaler du Xanax en siphonnant la bouteille de vodka… ».

Les problèmes ne sont pas graves. Ils font partie du jeu. Apprendre à les résoudre. C’est la le mot-clé, le secret.

Ce que j’ai retenu de son livre est:

  1. Bien se connaitre afin de faire les bons choix
  2.  la vie est un processus
  3. Changer son état d’esprit
  4. Assume la responsabilité des sentiments et des émotions que tu ressens!

La conscience de soi

Pour quelles raisons est ce que je considère telle expérience comme un succès ou comme un échec? Sur quel critère je me base pour savoir si je suis à la hauteur? Sur quel critère est ce que je me juge?

Le questionnement sur soi requiert des efforts sans relâche, et est incroyablement difficile à atteindre. S ‘interroger sur soi n’est pas du gâteau. Mais c’est le plus important, parce nos valeurs déterminent la nature de nos problèmes et que ceux ci-définissent à leur tour la qualité de notre vie.

Tes valeurs sont une questions de priorités. Quelles sont les valeurs que tu fais passer avant toutes les autres et qui influencent en priorité tes prises de décision (L’honnête, l’approbation, la gloire, la famille…)

Le développement de la conscience de soi permet à nombre d’entre nous de détecter certains scénario improductifs, certaines habitudes profondément ancrées en nous, mais totalement indignes de nous, car elles n’ont aucun rapport avec ce que nous pensons être les vraies valeurs de la vie.

“je peux me rendre compte que le scénario que je suis entrain de vivre n’est pas en harmonie avec mes valeurs, que ma vie n’est pas le fruit de mon choix personnel, mais le résultat des circonstances extérieures à qui j’ai laisser la direction.

Quand c’est la société qui me définit, c’est mon supérieur (ou mon conjoint, mes enfants, la concurrence économique, la politique…) qui dicte qui je suis. Quand quelqu’un ou quelque chose dans la société, est responsable de ma situation, cela nous ramène à la théorie de Pavlov, ce réflexe conditionné. nous sommes conditionnés à répondre d’une certaine manière à certains stimuli.

Etre conscient de soi, c’est savoir que les problèmes ne peuvent pas être éviter, le sens de chaque problème, lui, non plus ne l’est pas. Et on contrôle le sens des problèmes en question, précisément à partir de la manière dont on choisit de les penser et du critère qu’on choisit pour les évaluer.

Si tu veux faire évoluer ta manière de percevoir, d’envisager tes problèmes, alors il te faut modifier tes valeurs et ou tes instruments de mesure de l’échec et de la réussite. Un même événement peut devenir  positif ou négatif en fonction du critère que tu choisis d’appliquer.

La vie est un processus

Michael Jordan: “j’ai échoué encore et encore dans ma vie, voilà pourquoi j’ ai réussi”.

Mark Manson: “Eh bien moi je me trompe encore et encore surtout, c’est pourquoi ma vie avance vers le mieux.” L’évolution intérieure est un processus qui se répète à l’infini.  Quand tu apprends quelque chose de nouveau, tu ne passes pas du “faux” au “vrai”. Tu passes du faux au légèrement moins faux…” Loin des certitudes stériles, cultiver constamment le doute, se donner tort est la clé.

Se situer toujours dans ce processus qui te rapproche de la vérité et de la perfection sans jamais te permettre de les atteindre. Rien ne peut être tenu pour certain tant que ça n’est pas arrivé, et même si c’est arrivé ça peut encore “se discuter”.

Les progrès dans quelque domaine que ce soit, passe par des milliers de minuscules échecs et le degré de ta réussite sera  en fonction du nombre de fois ou “tu t’es planté”. Si quelqu’un se montre meilleur que toi c’est probablement parce qu’il s’y est planté plus de fois que toi. Si à l’inverse quelqu’un y est moins bon, c’est certainement qu’il ne s ‘est pas livré aux diverses expériences que tu as cumulées, toi!

Malheureusement  la vie nous apprend à éviter l’échec: le système scolaire en est largement responsable: tout y est rapporté à la performance, les individus sont évalués sur cette base, et ceux qui ne se conforment pas au code sont sanctionnés. Et puis il y a les médias qui nous relatent des succès spectaculaires sans nous montrer les milliers d’heures d’entrainement nécessaires pour les atteindre. Arrive à un moment ou nous faisons rien pour la plupart face à la peur de nous ramasser  du coup, nous évitons d’instinct l’échec et pourtant “On ne peut réussir que là ou on est prêt à échouer “.

Refaçonner son état d’esprit

Dis toi que la la peur ne te quittera pas aussi longtemps que tu évolueras, cela prouve que tu es constamment confronté aux réalités du monde extérieur, “aussi longtemps que je mets mes capacités à l’épreuve et que je dois prendre des risques pour faire en sorte que mes rêves deviennent réalité je veux être confronté à la peur et à l’appréhension.” Tous ceux qui ont gagné la bataille contre la peur ont compris, plus ou moins consciemment, le message: il faut accepter sa peur, la surmonter et agir malgré tout.

Si dans un premier temps tu ne sais pas quelle direction prendre, le seul fait de faire quelque chose, de travailler dessus finira par faire surgir les bonnes idées. Ne restes pas assis! Fais quelque chose! Les réponses vont suivre. L’action n’est pas seulement le fait de la motivation, elle est aussi la cause.

Les gens se mettent pour la plupart en action que s’ils ressent une certaine motivation. Et ils ne ressent de la motivation que si leur vient une inspiration émotionnelle. Ils partent du principe que les étapes se déroulent dans une réaction en chaîne:

INSPIRATION—->MOTIVATION—->ACTION DESIRABLE

Alors que, c’est les actions qui engendrent de nouvelles réactions émotionnelles et inspirations, qui elles-mêmes motivent de nouvelles actions…. Il s’agit de refaçonner son état d’esprit de manière suivante:

ACTION—–>INSPIRATION——>MOTIVATION

Tu veux te lancer dans quelque chose et tu manques de motivation? Fais quelque chose, n’importe quoi, et exploite ta réaction à cette action pour te motiver. Si tu mets en oeuvre ce principe tu fais quelque chose, le reste suivra et te “planter t’ indiffère”.  Avec “AGIR” pour critères de réussite, n’importe quel résultat se perçoit comme un progrès.

L’inspiration se fait récompense au lieu de n’être que la condition au préalable. Quand tu as compris ce processus, tu ne redoutes plus l’échec.

Assume la responsabilité des sentiments et émotions que tu ressens.


Mark Manson:
 “tu n’as pas choisi de te faire piller (la situation), mais la responsabilité t’incombe d’en gérer les répercussions émotionnelles et psychologique.”

Que tu l’admettes ou pas, tu portes toujours la responsabilité de tes expériences. Tu peux pas t’ en exonérer. Choisir de ne pas interpréter les éléments de notre vécu est en soi une forme d’interprétation. Faire le choix de ne pas y réagir est une réponse parmi d’ autres événements de ta vie. “Même si tu te fais écraser par une voiture de clown et te fais uriner dessus pas une bande de gamins, il te revient pleinement de porter un regard sur le sens de cette épisode et de choisir la maniéré d’ y réagir: c’est ta responsabilité.

On est constamment responsable d’expérience qui ne sont pas de notre faute. Ca fait partie de la vie. La responsabilité résulte du choix que nous sommes entrain d’effectuer. Nul à part toi n’est responsable de ta situation. Tu peux bien accuser les autres de ton malheur, il n’empêche que personne d’autre que toi n’en est responsable. Pourquoi? Parce que tu choisis la manière de réagir aux choses et la valeur que tu leur attribues.

 

En conclusion l’amélioration de soi, émerge ainsi d’une prise de conscience. Il suffit de réaliser qu’on est responsable de tout ce qui nous arrive dans la vie. Certes on ne contrôle pas toujours ce qui arrive. Mais on contrôle toujours le regard que l’on porte sur ce qui nous arrive et la façon dont on y réagit.

 

L’art subtil de s’en foutre de Mark Manson


lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *