Développement personnel,  Spiritualité

L’ âme du monde

 

 

Sept sages de différentes religions monothéistes, philosophies et spiritualités se retrouvent au Tibet. Dans un monastère, ils vont partager et transmettre à deux adolescents l’attitude juste à avoir en cette vie pour la réussir, dans le sens le plus profond du terme. Cette attitude d’une vie bonne ou heureuse est ce qu’on appelle la Sagesse. A travers les dialogues la religion, la philosophie et la spiritualité vont nous apprendre à penser bien pour essayer de vivre mieux.

I.Il est plus facile aux hommes de dire ce qui les séparent que ce qui les rassemble.

La question sur laquelle les hommes ne parviendront jamais à s’accorder est celle de la définition de l’Absolu. Pour certain Dieu se confond avec la nature, pour les religions monothéistes, il est le créateur suprême qui parle aux hommes par la voix des prophètes, « Il y a bien d’autres croyances qui nous rassemble » suggère l’un des sage. « Nous croyons tous, par exemple, qu’il existe un monde visible, accessible à nos sens, et un monde invisible dont nous percevons l’existence par notre cœur, notre esprit, notre intuition ». Nous sommes convaincus que cette vie est capitale, que nos pensées et nos actes déterminent non seulement notre bonheur sur terre mais la vie future après la mort. La recherche de la sagesse réunit tous les hommes en quête d’un noble idéal de vie, qu’ils soient croyants ou non. Les sept sages vont apporter les réponses tirés de leur tradition ou de leur inspiration qui résument l’essentiel de la sagesse. Afin d éviter toute référence explicite à ce que certains d’entre eux nomment « Dieu » « le Dharma » « le divin » « le Tao » ou « l’Absolu ». Tous les sages se mettent d’ accord pour mettre de coté les aspects théologiques et ritualistes qui distinguent leurs traditions respectives et ne garder que les préceptes qui aident à vivre et avancer sur le chemin spirituel. Ils se sont entendus pour utiliser une seule expression « l’âme du monde ».(L’ auteur ne précise pas quel sage prend parole).

II.Tout le monde préfère descendre le fleuve plutôt que remonter à la Source

Notre corps a faim et soif et  la faim de notre âme c’est la vocation profonde que nous portons en nous, ce sens ultime de notre vie. Tant que nous n’avons pas trouvé cette vocation nous serons d’eternels affamés et nous nous leurrons en poursuivant des buts illusoires. Nous avons une source à trouver qui seule pourra désaltérer la soif de notre âme, et malheureusement bien peu d’homme le savent. Le monde moderne par sa rationalité à placer l’homme au centre et l’a coupé de sa Nature profonde, de sa Nature spirituel. Les hommes préfèrent descendre le fleuve, plutôt que de remonter à la Source. Cette source, on l’a nommée de bien des manières : «l’union au divin », «la liberté ultime », « l’éveil ». Peu importe son nom : Une seule chose compte cheminer vers elle pour étancher à jamais sa soif.

IV. L’âme  dirige le corps physique et le corps psychique

Apprendre à vivre, cela commence par apprendre à connaitre et prendre soin de son corps, de son psychisme et de son esprit et favoriser la bonne entente entre ces trois dimensions de notre être. Ton corps a besoin de nourriture, de repos, de respirer afin d’avoir l’énergie nécessaire. L’énergie vitale, qui circule dans nos jambes, nos besoins, notre ventre… Le corps psychique est invisible pour les yeux. Nous sentons son existence à travers notre sensibilité, nos émotions, nos états d’âmes, notre bonheur, notre relations aux autres, notre perception de la vie. Celui qui dirige notre corps physique et notre corps psychique, c est l’esprit ou l’âme. Il est le don le plus précieux que la vie a offert. C’est par elle que nous ressentons la beauté et l’harmonie du monde. C’est par elle que nous pleurons devant un beau paysage, devant l’harmonie et la beauté du monde. C’est par elle que nous sentons toute la grandeur de la vie, mais aussi toute la détresse des âmes vides. C est par elle que nous aspirons à une parfaite liberté. C’ est elle qui nous met en quête de la Source qui puisse enfin désaltérer notre soif. Nos âmes ont des besoins invisibles aux yeux. Elles se nourrissent de connaissance, d’études, de savoirs qui mènent à la Vérité. Elles se nourrissent de relations aimantes, d’échanges désintéressés, de communion avec tout être humain, de don de soi. Elle se nourrit de partage, de justice, de fraternité.

V.La libération passe par la connaissance de soi et le dépassement de soi

Le commencement de la sagesse c’est de tourner son regard vers soi même et d’apprendre qui nous sommes, quels sont nos motivations, nos besoins, nos attirances, nos habitudes, nos addictions. Une fine observation de notre comportement, de nos réactions, de nos émotions, permet de nous connaitre et de nous donner une direction. Trouver un sens à sa vie, c est être libre de ses choix et de ses actions. Sans sens de notre vie nous poursuivons des buts illusoires comme la renommé, le statut social, les choses matérielles…La connaissance de soi et du monde nous rend plus libre. C’ est pourquoi un maitre de la sagesse disait « connais toi toi-même, et tu connaîtras le monde et les dieux ». L’amour permet le dépassement de soi, de l’intérêt égoïste de mon être. Je ne cherche plus mon propre intérêt dans le monde, je me sens partie intégrante du monde. Je ne dis plus «si le monde était bien fait, il répondrait à tous mes désirs « mais je dis « Mon seul désir est d être pleinement présent et ouvert au monde tel qu’il est ».Nous ne pouvons nous libérer du monde, mais nous pouvons nous libérer de notre monde : la prison de nos croyances et de notre ego. L’ amour est cette chose étrange qui dilate le cœur et l’ âme. Notre cœur une fois qu’il résonne à la vibration de « l’âme du monde » peut savourer d’un rien un sourire, une fleur, un nuage dans le ciel. Cet état d’être dans le moment présent devient ce que les spiritualités du monde appellent un « délivré vivant » un « éveillé un sage ».

 

Ce livre spirituel dirige notre attention sur nous même, c’est parce que nous sommes fermés à étudier notre Nature qui est à la fois physique, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle que nous alimentons notre ego,« L’ignorance est mère de tous les vices ». Nous préférons rester dans un malheur confortable et indolore plutôt que d’accepter de développez notre intelligence et nos connaissances pour apprendre à discerner et atteindre la sagesse donc la paix de l’âme.

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