Catégorie : Minimalisme

Vivre heureux dans un petit espace

vivre heureux dans un petit espace

 

De plus en plus nombreux sont ceux qui décident de « baisser d’un cran » leur rythme de vie, de changer de vie quitte à gagner moins d’argent, d’avoir moins de luxe et de mètres carrés pour avoir plus de temps à eux. A quoi bon, en effet, travailler pour régler les traites d’une habitation dans laquelle on ne peut jamais prendre son temps, souffler, paresser, vivre avec douceur et lenteur? Un petit espace, permet de prendre plus de temps pour réfléchir et retrouver un mode de vie équilibré et frugal qui aide à se sentir plus en accord avec soi même.

Mais lorsque qu’on a choisi de vivre avec peu, c’est de pouvoir vivre avec le meilleur. Tu réalises à quel point vivre en dessous des ses moyens et non seulement l’expression du bon sens mais le summum du luxe « comme il est bon de désirer peu, et d’avoir un peu plus qu’ il n’est besoin! »

Ce que j’ai retenu du livre:

  • Ce sont les personnes qui parviennent à vivre avec peu qui sont, paradoxalement le plus en vie.
  • Un petit logis allége les soucis, une demeure devrait apparaitre comme la thérapeutique des soucis.
  • Pus que la superficie, l’habitation rêvée serait peut être celle dans laquelle on se réveille chaque matin avec une confiance absolue en la vie.
  • « Baisser d’un cran » le rythme de vie

Ce sont les personnes qui parviennent à  vivre avec peu qui sont, paradoxalement le plus en vie.

vivre heureux dans un petit espaceOn est toujours esclave d’une grande habitation, car qui dit grand espace dit aussi fatigue, responsabilités et éparpillement. Bien des personnes pensent qu’occuper une grande surface est agréable, mais réalisent-elles que leurs préoccupations tournent presque uniquement autour de celle-ci? Travaux d’entretien et d’embellissement, heures supplémentaires au bureau pour payer les traites, week ends à tondre le gazon, enlever les toiles d’araignée, repeindre les volets… Est ce vraiment cela la vie? N’y a t il pas de choses plus exaltantes à faire que de constamment vivre pour son intérieur, le nettoyage, l’embellir, le protéger?

Se loger comme se nourrir, ne devrait être que la condition préalable à une vie libre et sans contrainte. Une petite habitation, est bien plus facile à aménager, à  entretenir, à gérer, à louer (ou à acheter) et aussi à quitter (ou à vendre) qu’une grande. Le fait de passer sa vie à nettoyer, à ranger, a réparer ou à améliorer n’est pas naturel. Ce qui l’est, au contraire, c’est d’avoir du temps pour se cultiver, être curieux de tout , explorer le monde et s’ enrichir dans des domaines autres que ceux appartenant au monde matériel. Ne pas occuper plus d’espace que nécessaire, voilà ce qui aide en réalité à retrouver l’insouciance et la légèreté de nos jeunes années mais que nous avons perdues par notre avidité de possession et notre soif de paraitre. A vivre dans un lieu simple, que l’on peut quitter du jour au lendemain sans encombrement ni tracas (déménagement, formalités complexes…) procure une sensation d’apesanteur et d’autonomie extraordinaire. Cela explique pourquoi ce sont les personnes qui parviennent à  vivre avec peu qui sont, paradoxalement le plus en vie. Ce qui rend heureux, ce n’est ni l’espace, ni les meubles, ni les possessions, mais la légèreté et l’insouciance d’une vie dans un corps en bonne santé et un esprit libre de contraintes sociales, délivré de la poursuite incessante de plaisirs de pacotille.

Un petit logis allége les soucis, une demeure devrait apparaitre comme la thérapeutique des soucis.

On le sait, ce sont les soucis qui rendent malade, maussade et qui empêchent d’être heureux, vivant et léger. La pensée est une énergie au même titre que l’électricité. Toujours avoir quelque chose à penser, un problème à régler fatigue le système nerveux. On oublie trop souvent que la maladie est l’appauvrissement de l’énergie. Le rôle d’un intérieur devrait être de nourrir vivre heureux dans un petit espace valeurajouteeblogcette énergie, de ramener le calme et l’équilibre dans les pensées, les actes et les comportements. Il est donc important de se loger non pas grandement mais confortablement.

Ce n est pas la taille d’un intérieur qui apporte le repos. Au contraire: plus il est petit, plus il invite au calme, à la sérénité, à la prospérité et à l’ordre. Un petit logis, permet de prendre plus de temps pour réfléchir, retrouver un mode de vie équilibré et frugal qui aide à se sentir plus en accord avec soi même, revenir à  une sorte d’attitude “discrète” dans la vie, à la modération dans tous les domaines.

Une demeure devrait apparaitre comme la thérapeutique des soucis, des angoisses, et la misères humaine provoqués par les contraintes sociales. Ce qu‘il faut chercher dans un logis: c est le repos, l’équilibre et l’apaisement du corps. Une maison doit permettre d’entretenir convenablement son corps, de nourrir son esprit, et de participer au souci de la longévité. Habiter un petit logis, allége un autre souci, et pas des moindres: le poids des dettes et des dépenses.vivre heureux Dans un petit espace valeur ajoutée

C’est aussi faire des économies d’énergie; une énergie que nous passons notre vie soit à amasser, soit à dépenser, soit à gaspiller. Ne pas avoir à se préoccuper des biens matériels permet d’ accumuler cette énergie qui mène à la paix.

 

Pus que la superficie, l’habitation rêvée serait peut être celle dans laquelle on se réveille chaque matin avec une confiance absolue en la vie.

vivre heureux dans un petit espace

Une maison acheter à crédit revient beaucoup plus cher que la somme indiquée. On ne calcule pas toujours avec lucidité ce qu’il y aura à payer en plus, en intérêt bancaire , impôt locaux, taxes… Il faut avant d’acquérir un bien, calculer à combien il nous reviendra dans l’avenir par mètre carré. C’est ainsi que nous taxent ceux qui calculent nos impôts locaux, nos charges. Se dire propriétaire d’une grande maison peut apporter fierté et satisfaction mais réalisons nous à quel point ces prestations font de nous des esclaves? Il est parfaitement possible de jouir de mille richesses sans avoir beaucoup d’argent ni d’espace. Il suffit de savoir dépenser peu avec style et élégance.

Tu réalises  à quel point vivre en dessous des ses moyens et non seulement l’expression du bon sens mais le summum du luxe «  comme il est bon de désirer peu, et d’avoir un peu plus qu’ il n’est besoin! ». Une fois encore plus que la superficie un logis, c’est la tranquillité d’esprit qui devrait prévaloir  Comment être heureux si l’on vit dans l’angoisse, la peur du lendemain et les problèmes d’argent? L’habitation rêvée serait peut être dans laquelle on se réveille chaque matin avec une confiance absolue en la vie.

Le monde économique a intérêt à nous rendre dépendants, plus une personne vit dans une grande surface, plus ses besoins sont importants plus d’entretien, d’aménagement, de travaux… La notion de besoin se confond avec celle de plaisir. Médias et publicités jouent un rôle capital dans la transmission de ces valeurs standard et nous montrent le chemin à suivre avec une image du bonheur « de masse », atteindre tel ou tel idéal de beauté, objets. Mais nous réalisons mal que c’ est en nous fondant dans un tel système en y adhérent que nous perdons conscience de notre particularité face à ces modèles imposés.

 Baisser d’un cran changer de vie.

De plus en plus nombreux sont ceux qui decident de « baisser d’un cran » leur rythme de vie, de changer de vie quitte à gagner moins d’argent, d’avoir moins de luxe et de mètres carrés pour avoir plus de temps à eux. A quoi bon, en effet, travailler pour régler les traites d’une habitation dans laquelle on ne peut jamais prendre son temps, souffler, paresser, vivre avec douceur et lenteur? Ce  n’est pas la dureté de la vie qui est à craindre, mais l’ennui et l’insatisfaction. Lorsque qu’on a choisi de vivre avec peu, est de pouvoir vivre avec le meilleur.

L’élément principal pour obtenir de l’espace est le vide: il est fascinant de constater combien le vide, même dans la plus petite des pièces, peut offrir à l’oeil et à l’esprit une RESPIRATION, et aux objets une mise en valeur.

heureux dans un petit espace

Pour vivre agréablement dans un petit espace, il faut absolument  à tout prix  supprimer ce qui est voyant « design » tapageur ou trop présent. Sinon la vie y devient intenable et étouffante. Plus les objets seront neutres, modestes, aux couleurs naturelles, plus vous vous sentirez bien en leur présence, comme en quelque sorte en compagnie de personne peu bavarde. La beauté dans un objet, n’est pas sa valeur marchande mais sa « santé » et sa modestie.

 

 

On est toujours esclave d’une grande habitation, car qui dit grand espace dit fatigue, responsabilités et éparpillement. Le fait de passer sa vie à nettoyer, à ranger, à réparer ou à améliorer n’est pas naturel. Ce qui l’est, au contraire, c’est d’avoir du temps pour se cultiver, être curieux de tout ,explorer le monde et s’enrichir dans des domaines autres que ceux appartenant au monde matériel.Ce que le logis devrait essentiellement apporter, c’est le repos physique et mental, la possibilité de refaire le plein d’énergie et de vitalité afin de pouvoir, pendant et en dehors du travail, pleinement profiter des plaisirs de l’existence. Une demeure devrait apparaitre comme la thérapeutique des soucis, des angoisses, et la misère humaine provoqués par les contraintes sociales. On le sait, ce sont les soucis qui rendent malade, maussade et qui empêchent d’être heureux, vivant et allégé. On oublie trop souvent que la maladie est l’appauvrissement de l’énergie. Toujours avoir quelque chose à penser, un problème à régler fatigue le système nerveux. Ce qui rend heureux, ce n’est ni l’espace, ni les meubles, ni les possessions, mais la légèreté et l’insouciance d’une vie dans un corps en bonne santé et un esprit libre de contraintes sociales, délivré de la poursuite incessante de plaisirs de pacotille.

 

Résumés de livres du même auteure:

L’art de la simplicité

L’art de la frugalité et de la volupté

vivre heureux dans un petit espace – Dominique Loreau

L’art de la simplicité

L'art de la simplicité

 

 

Dominique Loreau est une essayiste française qui vit depuis les années 1970 au Japon. Elle a commencé à rédiger son livre à partir de ses notes personnelles.Puisant aux sources du bouddhisme zen, ce livre propose au lecteur de “simplifier sa vie pour l’enrichir“et  de remettre en cause la société de consommation en général, mais aussi les comportements, la manière d’appréhender l’existence du monde occidental. La simplicité, « c’est une valeur enrichissante : elle permet de vivre libéré des contraintes qui nous dispersent et nous stressent. L’abondance de tentations, de désirs, de biens matériels, n’apporte ni la grâce ni l’élégance. Cela peut même détruire l’âme. Quand on possède peu, et que l’on se contente de peu, on est plus disponible pour capter ses besoins réels et revenir à l’essentiel »

I. Trop d’objet tue l’objet.

La plupart des gens ne savent pas exactement ce qu’ ils aiment vraiment ou ce qui convient à leur style de vie. Ils sont entrainés par des passions qui ne sont en fait une forme de passivité. Ils cherchent à se fuir et à s’oublier. Nous gaspillons trop en choses inutiles en plaisir à court terme. L’éducation et la morale sont tombés si bas dans nos sociétés qu’elles encouragent l’appât du gain et la soif des possessions avec la plus cynique hypocrisie.

Les modes (habillement, loisirs, nourriture…) nous aveuglent et nous rendent esclave. Les gens court derrière une illusion le reste de leur vie, ils essayent de trouver dans les choses, une identité, un sentiment de permance, de complétude…. Cela reste le moyen le plus sur de connaitre la frustration. L’industrie de la publicité vous dit que les choses vous apporteront quelque chose, elle dit que vous vous distinguerez des autres en utilisant tel ou tel produit en sous entendant que vous serez encore plus VOUS. Quand vous achetez un produit vous achetez en même temps  « un renforceur d’identité ».

femme qui fait son shopping

 

La société de consommation s’écroulerait si les gens  étaient plus passifs face à leur passion et ne cherchaient plus à s’identifier à des objets. Plus vous cherchez le bonheur dans cette manière, plus il vous échappera. Les modes (habillement, loisirs, nourriture…) nous aveuglent et nous rendent esclave.

L’abondance de stimulation se retourne contre l’homme qui n’est plus capable de faire travailler son imagination autour de ce qui est simple.L’invasion universelle de la technologie amoindrit la vie, la vie de l’esprit, et  nous nous contentons de la médiocrité.

la difficulté provenant de la technologieLa plupart des problèmes d’argent proviennent d’habitudes de dépenses non réfléchies plutôt que d’envies non contrôlées. Trop de choses nous envahissent, nous emportent et nous détournent de l’essentiel. Notre esprit à son tour devient encombré comme un grenier. Accepter l’accumulation mène aux soucis et à la lassitude.

femme_dépressive

II. Plus les choses sont simples, plus elles doivent être de qualité.

Appréciez de posséder peu, les japonais sont nos maitres à ce propos. Depuis des temps anciens, ils se sont toujours appliqués à s’entourer que de choses petites, sans ostentation, des choses s’adressant à leur possesseurs et non à une assemblée. Les pensées comptent mais les objets aussi. Les objets sont le récipient de nos émotions et devraient apporter  autant de plaisir que d’utilité. Possédez peu mais le meilleur, ne vous contentez pas d’acheter un bon fauteuil, mais achetez le plus ergonomique et le plus confortable. Si vous ne pouvez pas encore acheter le canapé de vos rêves, économisez sou à sou. Mais n’achetez pas du provisoire « en attendant », vous risqueriez de vous habituez … à vos frais.canapé confortable

Avec le développent de l’industrialisation les gens voient de moins en moins la qualité et ne la désirent pas celle-ci se paie, car produite en petites quantités, c’est cela le luxe. Nous avons perdu la faculté de voir et de juger la qualité intrinsèque d’un objet. Le vrai luxe est ce lui dans lequel on s’installe, comme naturellement : de bons fauteuils à l’odeur de cuir, un plaid en cachemire, une nappe en lin blanc, de simples assiettes en porcelaines, une pièce dénuée de bibelots mais offrant un feu de bois en hiver.coin cheminé

Le faux luxe est celui qu’on « achète » en voulant reproduire un intérieur vu dans un magazine, à la mode en se meublant high-tech sans prendre en compte le confort, en cuisinant des ingrédients parfaitement indigeste, aller passer ses vacances dans les endroits « branchés » et surpeuplés tout en avalant des tranquillisants pour récupérer de sa fatigue. Débarrassez-vous de l’à-peu-près et remplacez-le par des choses parfaites, même si cela vous occasionne des frais. Le minimalisme coute cher, mais c’est à ce prix que vous arriverez à vous contenter d’un strict minimum.

III. La simplicité inséparable de la beauté et du style.

La beauté sous toutes ses formes, est indispensable au bonheur et nous, humains, avons besoin d’un peu plus que ce que la raison nous réclame. Notre âme a besoin autant de beauté que notre corps d’air, d’eau et de nourriture. Sans beauté nous devenons triste, déprimés. La beauté nous invite à la contemplation.

femme qui lit dans le calme

Le style ne s’arrête pas aux contours et à la substance, c’est une marque d’intelligence, quelque chose qui vient de l’intérieur, c’est un choix, de ce qui nous sommes, qui nous voulons devenir et comment. Le style s’acquière par du bon sens et du gout. La qualité d’une vie dépend du degré d’attention que l’on porte à ce que l’on fait, à ce que l’on pense, à ce que l’on choisit. Tout ce à quoi nous prêtons attention se développera. C’est lorsque vous êtes détendu que vous pouvez le mieux travailler, et cela sans gaspiller votre énergie. Le style et la beauté nous aident à nous surpasser.

Dans notre vie rien ne doit être superflu, il faut apprendre à évaluer les qualités pratiques des choses et non leur qualités de faire valoir. Il ne suffit pas de posséder peu de choses belles. Il faut les harmoniser entre elles. Les amener en un seul et même style, de façon à former un tout. Le style reflétant votre personnalité sera la meilleure image de vous.

cuisine harmonieuse

IV En simplifiant sa vie on obtient plus d’énergie.

Une vie simple, c’est aspirer à un plus haut niveau de pensée et de mode de vie. Cela veut dire tout apprécier, découvrir la joie dans les choses les plus banales et modeste. Si vous possédez trop de choses et que vous sentez insatisfait c’est que probablement  vous êtes du type gaspilleur, que vous manquez de reconnaissance à profiter des choses.

enfants_joyeux

Le gâchis c’est d’avoir des choses dont on ne profite pas. Comme nous en avons trop, nous passons à cote de maintes opportunités. Le degré d’appréciation du monde matériel et d’en profiter efficacement, mettre sagement à profit argent, temps et possession. Vivre simplement ne veut pas dire vivre « pauvrement » se priver constamment, c’est adopter une attitude positive face aux privations et de ne pas compter sur les choses matérielles pour être heureux. C’est lorsque vous êtes détendue que vous pouvez le mieux travailler, et cela sans gaspiller votre énergie. Plus on devient simple plus on devient fort.

 

La sobriété est une pauvreté volontaire et les mesures de la richesse sont ce qui est nécessaire et ce qui est suffisant. Le renoncement aveugle est aussi stupide que la vie mondaine, de plus, n’est pas réalisable dans le monde actuel. On peut s’ éfforcer de trouver un juste milieu entre attraper toutes les opportunités qui se présentent ou rester les bras croisés. Demandez-vous toujours si ce que vous faites en vaut la peine. Si vous y renoncez, ce que cela vous apportera.

 

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La nourriture est, de nos jours, consommée avec trop peu de soin. Nous mangeons à l’excès et davantage par habitude que par besoin. C’est le manque de sensations qui nous pousse à consommer plus pour obtenir du plaisir. La cuisine industrielle contient très peu d’ingrédients sains et trop de composants à flatter nos papilles (matières grasses, sucres, parfums artificiels…). Le but premier de la nourriture est de préserver la santé, bien se nourrir, c’ est dans une certaine mesure, se soigner. Dès l’ antiquité, Hippocrate affirmait: « que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture ».  Une bonne alimentation est la condition sine qua non  d’une vie équilibré et harmonieuse.

I) La Frugalité est contraire au rythme de vie actuel.

Nul n’ignore que la plupart de nos maux proviennent bien souvent, d’un manque croissant de repères personnels quant à ce que nous choisissons de mettre dans nos têtes, nos cœurs ou nos estomacs. Trop de gens ressentent un vide dans leur vie et portent un fardeau en se noyant dans un flot d’activités et de plaisirs aussi superficiels qu’éphémères. Nous nous sommes trop éloignés de la modération et de la retenue depuis que nous avons la chance de vivre à une époque ou la nourriture est à notre disposition partout et quand nous la réclamons. Il y a 50 ans tout était petit : couverts, assiettes, verres. Le sandwich anglais mesurait moins de la moitié de ceux que l’on trouve aujourd’hui; des grands sandwiches dégoulinants de mayonnaise impossible à avaler sans en mettre partout. Autrefois une banane constituait le goûter des enfants. De nos jours, un repas Big Mac, un sandwich, une cannette, une part de flan… sont des portions  considérées normales. Nous déléguons ainsi l’arbitrage de nos besoins à des industriels de l’alimentaire qui n’ont pas le moindre souci de  notre estomac. Nous consommons, sans réfléchir, presque satisfait de n’avoir mangé « une » seule part. Qui a décrété la taille d’un biscuit ou celle d’un croissant? Tout ce que l’industriel alimentaire cherche à faire : ses propres profits. Les portions ont augmenté de 2 à 5 fois plus, en augmentant la taille des portions ils donnent l’impression aux clients qu’ils en ont pour leur argent. Les caddies des supermarchés sont de plus en plus volumineux, la taille de nos réfrigérateurs s’y conforme… Dans notre société occidentale, les grandes portions sont comme une drogue or la faim augmente naturellement en présence de davantage de nourriture.

II). Apprendre à développer ses sens.

Que se soit de la musique, de la poésie, un moment passé à contempler le ciel, de beaux légumes, des fruits, c’est tout ce que nous mettons dans notre corps, notre esprit et notre cœur qui nous nourrit. De tous les arts la cuisine est le seul qui fasse simultanément appel aux cinq sens. L’humain ne possède rien, si ce n’est l’usage de son corps et celui-ci peut lui procurer beaucoup de plaisir. Il est facile d’améliorer la qualité de sa vie simplement en éduquant ses sens. Avec un corps trop peu entrainé, un œil insensible, une oreille non musicale, un palais grossier et des sens sous développés, la vie à moins de piquant, elle est triste. De moins en moins de personne cuisinent de nos jours, sous prétexte qu’elles manquent de temps, elles ne réalisent pas que c’est le vrai sens de la vie qui leur file entre les doigts. La cuisine est au « cœur » de nos foyers  et c’est dans ce lieu ci, où se déroule notre activité la plus vitale. Ironiquement plus les cuisines sont équipées moins on y cuisine. De nos jours l’art culinaire est devenu une mode, une autre forme de boulimie (plaisir, bonheur, exotisme dépaysement….), avec tous ces livres de cuisines aux photos séduisantes qui nous murmure « changez, essayez, achetez ! »,on assiste à une tendance de cosmétique culinaire. Nos grand-mères n’avaient pas de livre de cuisine. Elles savaient tout simplement cuisiner et utilisaient ce qu’elles trouvaient au fil des saisons. Avec  Seulement  leur bon sens et le savoir qu’elles avaient reçus de leurs aïeuls, « Ce n’est pas d’apprendre mais pratiquer qui importe » (dicton japonais). Nous devons toujours exécuter avec plaisir ce que nous entreprenons si nous voulons en tirer profit. Cuisiner avec son cœur, être complètement absorbée par cette activité peut devenir une sorte de liturgie. Faire de l’acte de cuisiner un moment de détente sans contrainte, ni sentiments du devoir, sans calculs non plus. La cuisine est vraiment un art qui invite au dépassement de soi. Ce sont ces gestes incontournables et millénaires qui nous rappellent que c’est peut être cela vivre.

III) Un esprit sain dans un corps sain.

La cuisine est vraiment cet art qui invite au dépassement de soi. Cuisiner c’est prendre soin de sa santé en préparant ce qu’on aime et ce dont notre organisme à besoin. Préparer soi même ce qui va nous nourrir est essentiel à notre équilibre non seulement physique mais aussi mental. Les unités proposées par la nature sont parfaites : un œuf, une pomme de terre, une pomme… Pour manger peu, le seul impératif est de manger avec plaisir. Manger avec plaisir c’est prendre son temps. Faire des repas miniature, consommer des portions menues, telle qu’en servent les grands restaurants, est à la portée de tous. On les déguste d’autant mieux, lentement, bouchée par bouchée. C’est cette lenteur à déguster le minimum nécessaire qui « remplit », et nous aident à renouer avec nous même. Les repas bâclés, pris dans la hâte, et dans le bruit n’apporte que confusion. Malheureusement la vie nous écarte de plus en plus de nos aspirations spirituelles. Les soucis, les contraintes, le travail nous plongent excessivement dans le monde matériel. La vie nous parait alors lourde à porter. Elle l’est lorsque les obligations prennent le dessus sur nos espoirs, notre idéal, notre soif d’exister. Dire des grâces avant le repas. C’est prendre conscience de l’abondance dont nous jouissons. Ces paroles confèrent une pause par rapport aux activités qui précédent et à celle qui vont suivre. Le repas prend une valeur de reconnaissance. Manger est donc plus qu’une fonction corporelle une fonction appartenant au domaine du sacré.

 

Relativement peu de choses suffissent à satisfaire nos besoins, contrairement au principe de notre société. La frugalité c’est réduire l’influence négatif produit par les industriels de l’alimentaire qui nous exhorte sans cesse à consommer. Avoir conscience que la modération est un moyen pour  nous libérer. C’est parce que nous n’avons pas conscience de nous faire plaisir en savourant la nourriture que nous en abusons. Manger avec volupté, apprendre que c’est dans les choses simples que se trouve le plaisir. Frugalité et volupté sont cet espace méditatif du corps et de l esprit.