Catégorie : Economie et société

Cher Passé

femme devant une cabine téléphonique

Les traces du  “Passé”

Tu vois cette photo, et bien elle fait partie de « l’Histoire ». Je vais te dire pourquoi elle fait partie de l’« Histoire ». La première fois que je suis allée au UK, c’était en 2002. J’étais toute contente de me prendre en photo devant le symbole British, la célèbre cabine téléphonique rouge. 16 ans plus tard, 2018, le UK a perdu un symbole de son patrimoine et de son passé.

Qui se rappelle encore de ce que c’est qu’une cabine téléphonique. En France elles ont été démantelées et ont disparu. Elles n’existent plus, effacées de  la mémoire collectif de l’Histoire de l’humanité.

Je m’imagine dans quelques années, lorsque mes filles me poseront la question suivante:

Ma fille: Maman c’est quoi cette boite rouge sur la photo?

Moi: Chères  princesses, alors cette boite rouge était  jadis une cabine téléphonique. Elles étaient d’une grande utilité pour les gens. A une certaine époque quand j’étais petite comme vous,  je me souviens que Jedo et  3ziza ( grand père et grand-mère) avaient pour RITUEL d’appeler le Maroc chaque week end, pour prendre des nouvelles de la famille rester au pays.Tous les émigrés ( Maghreb) de France à cette époque procéder ainsi. Les gens appelaient de ces cabines pour avoir un contrôle sur l’argent dépensé, et certains n’avaient pas de téléphone à la maison. On a eu des cabines téléphoniques à pièces de monnaie et ensuite sont arrivées les cartes téléphoniques prépayées). femme marocaine portant son enfant

Tu vois elles avaient beaucoup de valeur pour les gens, à l’époque. On n’avait pas de téléphones portables, c’était ici qu’on passer un « coup de fil ».

Ma fille: « Cabine téléphonique », “coup de fil” c’est bizarre ces mots « cabine » comme cabine d’essayage, “coup de fil” ça veut dire quoi?

Moi: Oui ah ah! le même mot que cabine d’essayage, “coup de fil” parce que c’était un téléphone à fil . Tu rentrais dedans  et y avait un téléphone suspendu, pour appeler.

Ma fille: Ah ah ah, c’est marrant ça, tu rentrais  dans une cabine pour appeler!

Moi: Et oui, c’était ça le téléphone pour nous à l’époque. Ecoutez moi mes chères filles, la technologie a balayé bien des symboles malheureusement.

Moi:Tu vois au UK, il reste encore les traces de ce passé, mais si les British viennent à démanteler leurs cabines téléphoniques comme en France. je me demande ce qu’on verra prochainement sur leurs  cartes postales. Pour l’instant elles font partie du décor mais n’ont aucune utilité publique. Le jour ou ils s’en débarrasseront je ne sais pas ce qui leur restera. 

enfants qui rient

Technologie et passé sont des antonymes

nouvelles technologie

Nous sommes en 2018 et depuis quelques années, la technologie dans sa rage de détruire le passé innove radicalement.

La vitesse de rotation de la technologie est terrifiante, aussitôt sortie, l’événement est vite oublié et chassé par d’autres choses encore plus spectaculaire. (iPhone1,6 ,Ipad.. 10…).Dorénavant ces changements  empêchent  tout attachement ou émotion. C’est « l’ère du vide ». Le” vide” comme le disait Gilles Lipovetsky, c’est l’indifférence.

L’indifférence a donné naissance à notre société actuelle dite « Post-Moderne», cette  modernité veut rompre avec la continuité qui nous lie au passé.

Les traditions ont forgées des identités individuelles. De nos jours les valeurs, les idées, les pensées …sont identiques partout dans le monde.

Les échos du passé ont cessé d’exister presque partout, ou dans le meilleures des  cas s’est réduit.

Comme je le disais dans mon précédent article nous vivons dans un Village planétaire.

temps anciens

« Le modernisme est déchiré par une crise culturelle profonde reposant sur la négation de la tradition » Gilles Lipovetsky

Etre attaché à son passé  ne signifie en aucun être  étroit d’esprit. Au contraire c’est en étant fort de son passé, de sa tradition que l’on est plus éclairer.

femme voilée avec son chapelet

Les vertus de l’échec

livre

les vertus de l'echec

 

Il est des victoires qui ne se remportent qu’en perdant des batailles, énoncé paradoxal mais qui, contient quelque chose du secret de l’existence humaine.

En effet l’échec nous offre la chance de nous rendre à l’évidence qu’il y a bien quelque chose qui s’appelle le réel. Difficile de le nier lorsque nous sommes battus, avons fait de notre mieux mais avons échoué quand même. Et dans ce réel il y a les choses qui dépendent de nous, et celle qui ne dépendent pas.

Il y a des échecs qui nous rendent plus combatifs, ceux qui nous rendent plus sages, et puis il y a ceux qui nous rendent simplement disponibles pour autre chose.

Dans son livres Charles Pépin nous relate les histoires de ces “Grands” Michael Jordan, Rafael Nadal, Agassi, J.K Rolling, Steve Jobs… qui avaient été éveillés par leur échec, quand d’autre avaient été endormis par leur succès. Un échec accepté peut se révéler plus profitable qu’une absence d’échec.

« Hâtons nous donc d’échouer car alors nous rencontrons le réel plus encore que le succès »

Ce que j’ai retenu du livre:

  1. Mentalité USA: le «Fast fail » Vs. Mentalité française: le «Fast track ».
  2. Même éprouver au coeur de l’échec, certains trouvent la force persistante de leur désir: « J’ ai échoué encore et encore dans ma vie. Et c’est pour ça que j’ ai réussi »: Michael Jordan
  3. L’échec nous rend plus fort, plus humble.
  4. Une décision est toujours audacieuse, elle implique par définition la possibilité de l’échec.
  5. Rencontre avec le réel: comprendre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous.

I).   Mentalité USA: le «Fast fail » Vs Mentalité française: le «Fast track ».

Les théoriciens de la Silicone Valley vantent le « fail fast »,  traduit par: échouer rapidement, et même le « fail fast, learn fast » pour souligner le caractère vertueux de ces échecs rencontrés tôt.

les vertus de l'échec
Ils montrent que les entrepreneurs ayant échoué tôt, et ayant su tirer rapidement des enseignements des ces échecs réussissent mieux, et surtout plus vite que ceux qui connaissent pas d’échec au début.
« Ils avaient été éveillés par leur échec, quand d’autre avaient été endormis par leur succès. Un échec accepté peut se révéler plus profitable qu’une absence d échec. »
Mieux vaut un échec rapide, qui sera rapidement rectifié, que pas d échec du tout.

En France, la mentalité est de se “caser rapidement”, il est même important de réussir vite, et de se placer le plus tôt possible sur les rails (tracks) du succès. C’est cette version  française de concevoir la réussite qui est visée. Nous sommes en effet malade de cette idéologie du « Fast track ».
Nous accordons trop d’importance aux diplômes qui viennent sanctionner le triomphe de l’expérience. Nous comprenons ce qui manque à tous ces bons élèves, sérieux et réguliers qui débarquent sur le marché du travail sans avoir trébuché. Qu’ont ils appris en se contentant de suivre la norme? Ne leur manque t-il pas ce sens du rebond, cette réactivité si décisive dans notre monde en mutation.

les vertus de l'échec

Mieux vaut échouer vite et se poser les vraies questions que réussir sans comprendre pourquoi, les succès seront encore plus rapide.
Les succès sont agréable mais ils sont souvent moins riches d’enseignement  « la vie est une expérience plus on fait d’expérience -, mieux, c’est »

“Avoir échoué en France, c’est être coupable. Aux Usa, c’est être audacieux.”

II). Même éprouver au coeur de l’échec, certains trouvent la force persistante de leur désir: « J’ ai échoué encore et encore dans ma vie. Et c’est pour ça que j’ ai réussi » Michael Jordan

 

Trop souvent, nous voyons l’échec comme une porte qui se ferme. Et si c’était aussi une fenêtre qui s’ouvre?les vertus de l'echec
C’est le sens étymologique du mot crise, qui vient du grec « Kairos » signifiant « signe ». Dans la crise deux  éléments se séparent créant une ouverture, un espace dans lequel il va devenir possible de lire quelque chose. Les grecs utilisaient « Kairos » pour désigner ce moment ou le réel se révèle à nous, pouvant se traduire par occasion favorable. Une crise n’est pas davantage une fin qu’un commencement. Elle est toujours un basculement.

Au fond, nos échecs sont autant de tests pour notre désir. Nous pouvons en profiter pour nous interroger sur nos aspirations, comprendre par exemple que nous avons échoué parce que nous ne tenions pas vraiment à ce que nous poursuivons ou au contraire, éprouver au coeur de l’échec on trouve la force persistante de notre désir.
Mesurer combien tel désir est la grande affaire de notre vie. La force de vie devient alors inséparable de l’adversité. L’échec est le contraire de la réussite, mais c’est un contraire dont la réussite a besoin. Nous avons l’impression que Lincoln, Charles De Gaulle, Nelson Mandela, J.K Rolling… ont eu besoin de leurs échecs pour prendre pleine mesure de la force de vie. Ce n’est pas simplement que leur élan de vie a été plus fort que l’adversité: c’est qu’ils s’en sont nourris.

Michael Jordan  a dit  « j’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’ a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et je l’ai manqué. J’ ai échoué encore et encore dans ma vie. Et c’est pour ça que j’ ai réussi » il sait qu’il devenu Michael Jordan en s’affirmant dans l’adversité.

les vertus de l'échec

III). L’échec nous rend plus fort, plus humble.

La leçon que nous offre l’échec est l’occasion de mesurer nos limites. En effet notre égocentrisme  ou notre illusion de toute puissance nous éloignent de cette prise de conscience.
Ce retour à l’humilité, accompagné par un sentiment d’échec parfois douloureux est souvent le point de départ d’une nouvelle aventure créative peut être plus modeste, puis progressive, mais qui pourra déboucher sur une oeuvre de qualité.

Les vertus de l'échec

La créativité entretient une relation bien plus privilégié avec l’humilité qu’avec l’orgueil, avec les limites qu’avec le sentiment de toute puissance. Steve Job ne commettra plus l’erreur de penser qu’on peut avoir raison seul. Il comprendra qu’avoir raison trop tôt en termes de marché, c’est avoir tort.
L’ échec nous rend plus fort, plus humble. L’humilité nous rend sage, et c’est cette sagesse qui peut nous faire gagner peu importe, finalement, le nombre de fois que nous tombons, tant que nous nous relevons une fois de plus, tant que nous nous relevons plus sages.

IV). Une décision est toujours audacieuse elle implique par définition la possibilité de l’échec.

Une décision exige au delà des arguments rationnels, une confiance en son intuition. C’est précisément lorsque le savoir ne suffit pas que nous devons décider du latin « decisio »: action de trancher.
Une décision est toujours audacieuse, elle implique par définition la possibilité de l’échec.

« Deviens ce que tu es » disait  Zrathoustra en tentant  de faire sortir les hommes de leur léthargie conformiste. « Deviens ce que tu es »: ose devenir toi même, assume ta singularité au coeur de cette société qui, par définition, valorise les règles.

Il n’est pas surprenant que tu aies peur, la société, pour fonctionner, exige une soumission aux normes. Freud l’a écrit dans son livre « malaise dans la civilisation » un petit livre explosif publié en 1929: ce qui est bon pour la société n’est pas ce qui est bon pour l’individu. D’ou la difficulté à «devenir soi », et la peur qui nous saisit au seuil de l’audace.

les vertus de l'échec

Il n’y a pas de risque plus grand que de ne pas essayer, et de voir venir la mort sans savoir qui l’ont est. « Deviens ce que tu es « personne ne le fera pour toi. Essaie au moins, car même si tu échoues, tu auras réussis, tu échoueras d’une manière qui te ressemble.

Pour réussir à oser, il ne faut pas être trop perfectionniste. Ne pas avoir peur d’y aller, et ne pas se persuader qu’on n’est pas prêt. Retiens que l’action, et seule l’action libère de la peur.
Dans une vision audacieuse, le savoir doit être présenté dés le début comme ce qui aspire à être dépassé, tes connaissances comme ce qui délimite ta zone de confort dont il faudra en sortir. Une vie réussie est alors une vie questionnée.

Les vertus de l'échec

La condition de l’audace: avoir de l’expérience, accroitre sa compétence, maitriser sa zone de confort pour oser en sortir, et faire « le pas de plus »
L’audace est une conquête: on ne nait pas audacieux on le devient

V). Comprendre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas

Charles Pépin nous raconte qu’il a rencontré certains entrepreneurs dont l’attitude l’a impressionné,« dans des situations tendues, à l’heure des décisions difficiles, ils m’ont étonné par leur sérénité, leur manière enjouée d’accomplir leurs taches. Chaque fois ils s’agissait d’entrepreneur qui avaient fait faillite ou déposé le bilan. Dans ce qu’ils avaient enduré, ils avaient trouvé la force de relativiser. Tant d’autres, qui n’ont pas connu l’échec, vivent leur quotidien dans l’angoisse et la pression, en étant parfois odieux avec leurs collaborateurs. »

les vertus de l'echec
Si les échecs peuvent donner un gout particulier aux succès qui les suivent, ils ont aussi le pouvoir de radicalement modifier leur manière d’être . Au lieu de s’agiter en tous sens sans prendre en compte les forces en présence, ils ont appris à accepter tout de suite ce qui ne dépend pas d’eux pour mieux se concentrer sur le reste.

 

Les vertus de l’échec de Charles pépin

Printemps silencieux

printemps silencieux-RachelCarson

 

Les chiffres effrayants de 500 nouveaux produits chimiques  créés par an, sont totalement étrangers à l’expérience biologique. L’homme, l’animal et la végétation doivent s’y adapter tant bien que mal chaque année! L’homme moderne, depuis les années 1940, est en « guerre » contre la nature – tuer les insectes, les mauvaises herbes, les rongeurs dans le jargon les  « nuisibles ». Ce sont des produits non sélectifs qui tuent aussi bien les « bon » insectes que les « mauvais »et éteignent au printemps le chant des oiseaux, l’élan des poissons… Depuis que le DDT a été homologué par l’usage civil, le problème crucial de notre époque est donc la contamination de notre environnent par des substances d’une incroyable nocivité. Des produits qui s’accumulent dans les tissus des plantes, des animaux qui pénètrent jusqu’ aux cellules reproductives. Le livre printemps silencieux écrit en 1960, est le véritable premier cri « écologique » contre l’utilisation de pesticides.Rachel Carson  biologiste accuse l’industrie de pratiquer la désinformation et blâme le gouvernement d’accepter « la modernité » avec insouciance. Allons-nous, au nom du progrès, accepter d’être victime de nos diaboliques insecticides?

« Les valeurs esthétiques de la nature sauvage, appartiennent à notre héritage »

printemps-silencieux-rachel-carsonIl a fallu des centaines de millions d’années pour produire la vie, qui peuple la terre pour permettre aux animaux et aux végétaux d’atteindre un état harmonieux équilibré. Le milieu naturel qui modelait et orientait les choses et les êtres contenait que les éléments favorable à la vie, à condition d’en avoir le temps, un temps qui se compte en millénaires- la vie s’adapte, et un équilibre s’est maintenant établi- car le temps est l’ ingrédient essentiel; mais dans  le monde moderne, il n’ y a pas de temps. La rapidité actuelle des changements, la vitesse à laquelle se créent des situations nouvelles correspondent plus au pas de l’homme impétueux et irréfléchi, qu’à l’allure pondérée de la nature. Tout au long de l’agriculture pré-moderne, les insectes et les herbes ne posaient quasiment pas de problèmes aux paysans. Ils  peuplaient la terre bien avant l’apparition de l’homme. Les problèmes sont une conséquence du monde moderne. Les ennuis sont apparus avec l’intensification de l’agriculture, lorsque l’on a commencé à consacrer d’immenses superficies à une seule récolte. C’est ce système qui a créé les conditions favorables à la multiplication explosive de centaines d’espèces d’insectes. La monoculture ne tire pas profit des principes dont la nature fonctionne. La nature introduit une grande variété dans les paysages mais l’homme a développé une passion à la réduire. Un insecte qui se nourrit que de blé, peut étendre sa population à des niveaux plus élevés dans une ferme qui ne produit que du blé que dans une propriété où le blé est mélangé à des récoltes auxquelles l’insecte n’est pas adapté. L’insecte ne se serait pas reproduit aussi vite, si les cultures avaient été mélangé parmi d’autre.

 Une avalanche de produits insecticides de synthèse

printemps-silencieux-agriculture-rachel-carsonLa grande originalité des insecticides de synthèse, par comparaison avec les braves insecticides d’avant guerre (dérivés de minéraux naturel : le cuivre, le zinc, le manganèse ou de produits végétaux), est l’importance de leur action biologique. Non seulement ils intoxiquent, mais ils pénètrent jusque dans les plus intimes cellules du corps vivants, où ils apportent le trouble souvent la mort. C’est ainsi qu’ils détruisent les enzymes, essentiels aux muscles cardiaque, qu’ils bloquent les processus d’oxydation dont les être tirent leur énergie, qu’ils interrompent le fonctionnement de divers organes, et peuvent déclencher en certaines cellules de lentes évolutions irréversibles qui conduisent à la mort. Le DDT (dichloro-diphényl-trichloroéthane) a été constitué par synthèse en 1874 par un chimiste allemand, mais ses propriétés insecticides n’ont été remarquées qu’en 1939. Le DDT a été considéré comme le produit miracle, qui permettait d’enrayer les épidémies propagées par les insectes. Le DDT lorsqu’ il est dissous dans de l’huile, cas fréquent, devient fortement toxique.  Lorsqu’ il pénètre le corps, il s’emmagasine de préférence dans les tissus gras, tels que les capsules surrénales, les testicules, la thyroïde, parce qu’il est soluble dans les graisses, des dépôts relativement importants se forment dans le foie, les veines et le gras qui entourent l’intestin. La plupart des aliments contiennent du DDT sous formes de résidus, les réceptacles graisseux où s’accumulent le poison, agissent comme des amplificateurs biologiques. Ces substances sont si actives qu’il suffit d’une quantité infime pour provoquer des altérations considérables dans les corps vivants. Des expériences sur des animaux ont montré que 3 parts par million annulaient l’effet d’un enzyme, 5 parts par million provoquaient la nécrose, la désintégration de cellules hépatiques. Les personnes qui n’ont pas été particulièrement exposées à la contamination (sinon par le régime alimentaire normal) emmagasinaient de 5,3 à 7,4 parts par million, les ouvriers agricoles 17,1, et les ouvriers de fabriques d’insecticides jusqu’ à 648! En 1950 l’administration américaine déclare « on avait très probablement sous-estimé la nocivité du DDT ». Les quantités absorbés s’accumulent de sorte qu’un animal nourri d’aliment contenant des hydrocarbures chloruré (pesticide) à 2,5 part par million finit par emmagasiner 75 part par million dans ses tissus graisseux. Tout porte à croire que ces insecticides demeurent longtemps dans le corps ou ses dépôts dorment comme la lave d un volcan en sommeil, prêts à déclencher leur nocivité en cas de détresse physiologique, lorsque le corps fera appel à ses réserves de graisse. L’insecticide est absorbé par les racines et les tubercules des plantes. Les carottes absorbent plus d’insecticides que tout autre végétal étudié. Il sera à l’avenir nécessaire d’analyser les sols des champs avant d’ensemencer certaines récoltes. Ce genre de contamination soulève des problèmes sans fin par exemple un fabricant de produits alimentaires pour bébés ne veut pas utiliser ni fruits ni légumes traités à l’insecticides seulement des patates douces cultivées en Californie 2 ans plutôt on être jetées. Les récoltes sont menacées par l’empoissonnement du sol, et le danger demeure aussi longtemps que la terre reste infectée.

Ceux qui triomphent une fois encore de la mécréance de la nature.

printemps-silencieux-Qu’il s’en souvienne ou pas, l’homme moderne ne pourrait exister sans les plantes qui captent l énergie solaire et produisent les aliments de base nécessaires à sa subsistance. Notre attitude vis à vis des plantes trahit partout l’étroitesse de nos vues. Si l’une nous parait d’une utilité nous la soignons, si telle autre nous semble indésirable ou sans intérêt nous la condamnons sur -le champ-. Les plantes entretiennent des relations avec la terre et les animaux, notre intervention peut avoir des conséquences. L’une des caractéristiques de ces produits chimiques est leur façon de passer d’un organisme à l’autre, en suivant la chaine alimentaire. Du foin contenant des résidus de 7 à8 part de DDT par million est donné à  des vaches; le lait des ces bêtes contenait  jusqu’à 3 part par million, le beurre fait avec le lait en retiendra jusqu’ a 65 ainsi par l’effet de ces transferts, une concentration relativement faible peut devenir considérable. Les produits aux 100 appellations commerciales taisent les composants qui sont souvent le mercure, l’arsenic, le chlordane… Les programmes d’exterminations de certaines plantes et insectes sont soutenu par nos gouvernements. L’industrie pétrochimique soutenue par l’état ouvre de nouveau marché lucratif. Les herbicides sont de jolie jouets neufs, ils donnent a qui les emploie l’impression de réguler la nature. Les entrepreneurs promettent de nettoyer les bords de routes  à bas prix « moins cher que du faux ». Les haies meurent sous le barrage chimique. Ces plantes ne sont de « mauvaise herbe » que pour ceux qui font argent de l’insecticide et de l’herbicide. Le monde hideux que nous laissons les techniciens nous préparer, triomphe une fois encore de la mécréance de la nature. A vouloir des cultures trop propres, à détruire des arbustes, des plantes, des arbres fruitier… à coup de produits chimiques on élimine les derniers sanctuaires des insectes pollinisateurs, on interrompt les liaisons vitales que ces animaux assuraient entre les végétaux. Ces végétaux fournissaient la nourriture aux oiseaux, elles servaient d’habitat aux abeilles et autres insectes pollinisateurs. Or l’homme dépend plus qu’il ne croit de la nature.

L’écologie

L écologie du sol a été largement négligée par les scientifiques et entièrement ignorée par des organisateurs de la lutte pesticide. Un insecticide étudié pour tuer une sorte d’insectes enfouis dans la terre détruira en même temps « les bons » insectes, occupés par exemple à la besogne essentielle qui est la réduction des matières organiques. Le poison se dépose sur les feuilles et l’écorce en un film que les pluies n’arrachent pas. A l’automne les feuilles tombent, s’accumulent sur le sol en couches humides, puis entament leur processus de transformation en humus. Les vers de terre participent à cette opération. En mangeant les feuilles, ils absorbent l’insecticide qui s’ emmagasine et se concentre en eux. Certains vers en meurent mais d’autres survivent et deviennent des concentrés de poison. (Le DDT est trouvé tout le long des voie digestives, dans les veines, les nerfs et l’enveloppe) au printemps les oiseaux qui reviennent les mangent, et le drame est consommé. Onze gros vers contiennent assez de poison pour tuer un rouge-gorge, et 11 vers, ce n’est rien pour un oiseau qui peut en absorber une douzaine en autant de minutes. Le toxique ne tue pas seulement, mais il a une autre conséquence, qui menace d’extinction la race entière : c’est la stérilité. Des analyses ont montré de forte concentration de DDT dans les testicules et les ovaires des parents oiseaux.

L’homme moderne a oublié ses origines, mère nature

De toutes les ressources naturelles, l’eau est devenue la plus précieuse. A une époque où l’homme a oublié ses origines et s’est même rendu aveugle aux facteurs les plus  essentielle de sa survie, l’eau comme bien d’autres ressources est devenue victime de son indifférence. La légende selon laquelle les herbicides ne sont toxique que pour les plantes et ne menacent pas la vie animale a été largement répandue. Versés dans les lacs et les réservoirs pour détruire la végétation aquatique. La pollution de nos eaux est souvent invisible, et passe inaperçue, il faut la mort de centaines ou de milliers de poissons pour que l’on remarque. On ne peut plus déverser de l’insecticide dans l’eau où que ce soit sans menacer la pureté des eaux partout. La nature ignore le compartimentage et n’a pas  de cloisons étanches entre les sources d’eaux qu’elle a distribuée sur la terre. La pluie tombe sur le sol ; elle y pénètre par tous les pores, toutes les fissures. On comprend donc qu’une pollution des nappes profondes ferait courir la menace d’une contamination générale des eaux. Avec la contamination des eaux souterraines et superficielles, il se peut que les canalisations d’eau potable soient envahies non seulement de toxiques mais de substances cancérigènes. On a remarqué que la mortalité due au cancer était plus importante dans les villes alimentées en eau potable par de rivières que celles où l’eau de boisson provenait de sources moins sujettes à pollution les puits par exemple.

 

Pour la première  fois dans l’histoire du monde, tous les êtres sont maintenant en contact avec des produits chimiques depuis la conception jusqu’ à la mort. On en a décelé de partout, on en trouve dans les sols ou dans le corps de poissons, des oiseaux, des reptiles, des animaux domestiques et sauvages à tel point que les laboratoires n’ arrivent plus à trouver des bêtes exempts de toxique pour leurs études. Nous laissons une pluie de produits chimiques se répandre partout comme s’il n’y avait pas d’autres méthodes. Sommes nous donc hypnotisés au point d’accepter le médiocre et le nocif comme si nous avions perdu la force pour exiger le bon ? Si nous sommes condamnés à vivre dans l’intimité de ces produits ; les mangeant, les buvant, les emmagasinant dans la moelle de nos os autant nous renseigner sur eux.

 

Site du ministère de l’agriculture sur la listes des pesticides Listes de produits pesticides susceptibles de contenir des substances perturbatrices endocriniennes: agriculture.gouv.fr

Pour compléter votre lecture sur les produits chimiques: le résumé du livre du plomb dans votre rouge à lèvres

L’ère du vide ~ La société Post Moderne en crise d’identité~Gilles Lipovetsky

L'ère du vide~Gilles Lipovetsky

 

 

L'ère du vide~Gilles Lipovetsky

Parce que le bien commun est supérieur au bien individuel et exige de chacun d’œuvrer pour le bien de la cité. La société humaine suppose un effort commun, une transmission, une entraide et se vit essentiellement en groupe. Les religions, spiritualités et philosophies  partagent cette sagesse. Amélioration du bien-être individuel et amélioration de la société vont de pair. Le bonheur individuel s’inscrit dans un projet plus large d’un bonheur collectif. Le lien entre bonheur individuel et bien commun est imprégné des grands idéaux collectifs de liberté, d’égalité et de fraternité. Les 18 éme et 19 éme siècles ont été portés par une formidable croyance dans le progrès des sociétés humaines. Elle s’est instituée en rupture avec les hiérarchies de sang. L’émancipation de l’individu et sa poursuite du bonheur, étaient de mener sa vie  comme un projet- le projet de participer à la construction d’un monde meilleur. La nouvelle société était conquérante et croyante, croyante dans l’avenir dans la science et la technique. Gilles Lipovetsky dans son livre l’ère du vide nous explique que  la société post- moderne est inédite dans son histoire.En rupture totale avec l’ancien système, elle n’a plus de projet mobilisateur pour les individus qui la compose. Nous allons essayer de comprendre pourquoi le modernisme est l’ennemi de l’homme nouveau.

Le modernisme, cet ennemi abstrait de la société

l-ere-du-vide-gilles-lipovetskyTant que le capitalisme s’est développé sous l’égide de l’éthique protestante, l’ordre économique et la culture formaient un ensemble cohérent favorable à l’accumulation du capital, du progrès et  à l’ordre social. C’est avec l’apparition de la consommation de masse aux USA, dans les années 20 avec la diffusion à une large échelle d’objets avec la publicité, la mode, les media de masse et surtout le crédit à la consommation le plus grand destructeur de l’éthique protestante (au paravent il fallait d’abord économiser pour acheter) que la morale puritaine cède le pas à des valeurs hédonistes encourageant à dépenser, à jouir de la vie, à céder à ses pulsions. Sous l’effet de la consommation de masse, une culture centrée sur l’accomplissement du Moi et la jouissance  va devenir le comportement général dans la vie courante, là réside la grande révolution culturelle des sociétés moderne.  A mesure que l’hédonisme s’est imposé comme valeur ultime du capitalisme, celui-ci a perdu son caractère qui édicte les credo et les règles qui fournissaient un système de motivation et de sens dont toute société a besoin pour sa vitalité. Le capitalisme est déchiré par une crise culturelle profonde qu’on peut résumer par un mot, le modernisme reposant sur la négation de la tradition, sur le culte de la nouveauté et du changement.

Le modernisme  vecteur de l’individualisme

l-ere-du-videLe modernisme veut rompre avec la continuité qui nous lie au passé. Dans sa rage de détruire la tradition et d’innover radicalement, le modernise est une face du vaste processus séculaire conduisant à l’avènement des sociétés démocratiques fondées sur la souveraineté de l’individu. Elle a pour centre le  « moi », la culture de l’individu libre dont l’idéal est de créer sans Maitre. Constitution d’une société sans fondement divin et libéré de l’emprise de la tradition. Le modernisme  avec son caractère subversif promet une culture individualiste avec la recherche non plus du bien être mais la recherche de la qualité de vie à travers les jouissances matérielles. Privilégiés « les penchants les plus bas plutôt que les plus nobles ». Libérer de la culpabilité morale, l’individu moderne est cependant enclin à l’angoisse et l’anxiété, au stress et à la déprime (explosions des syndromes psychopathologique) mais aussi la montée du suicide. Le sentiment exacerbé de l’importance de soi n’engendre en réalité que tourment. La société moderne est vouée à s’inventer selon la raison humaine non selon l’héritage du passé. Livré désormais à la vitesse de la mode, aux changements des lois, course à la réussite sociale… . Le modernisme interdit le stationnement, contraint à l’invention perpétuelle et à la fuite en avant. Le neuf bascule aussitôt dans l’ancien. Vivre avec le maximum d’intensité «  dérèglement de tous les sens ». Seule demeure la quête de l’ego et de son intérêt propre avec l’extase de la libération « personnel », investissement de la sphère privé (santé, situation matérielle, obsession du corps, vacances…). Cette apathie est la conséquence de la démobilisation du bien commun.

Le modernisme se devait de rendre les hommes également indifférents

Le modernisme trouve dans l’indifférence une condition idéale à son expérimentation. L’homme ne s’accroche à rien, n’a pas de certitude absolue, s’attend à tout et ses opinions sont susceptibles de modifications rapides. Plus la ville développe les possibilités de rencontres, plus les individus se sentent seuls ; plus les relations deviennent libres, et émancipées des anciennes contraintes, plus la possibilité de connaitre une relation intense se fait rare. Partout on retrouve la solitude, le vide, la difficulté à sentir. Traversant seul le désert, se portant lui-même sans aucun appui transcendant, l’homme d’aujourd’hui se caractérise par sa vulnérabilité. Un malaise diffus et envahissant, un sentiment de vide intérieur et d’absurdité de la vie, une incapacité à sentir les choses et les êtres. Plus personne ne défend l’ordre et la tradition.  La désertion sociale des valeurs et des institutions a entrainé une démocratisation sans précédent du mal de vivre. Dans un système organisé selon le principe du « moi » les idéaux et valeurs publiques ne peuvent que décliner. L’hédonisme a pour effet inéluctable, l’égocentrisme et l’indifférence au bien commun. En valorisant la recherche matérielle, le plaisir et la stimulation des sens deviennent valeurs dominante de la vie courante. L’ère de la consommation engendre une désocialisation donne naissance à une  culture de non sens, du cri, du bruit c’est désormais le vide qui nous régit.

 

Le modernisme institue un détachement avec le passé, souverain maitre de lui même ; désormais la société est vouée à s’inventer selon la raison humaine non selon l’héritage du passé, non soumis a des règles extérieures, qu’elles soient religieuses, sociales ou naturelles. Plus la société s humanise , plus s’ étend le sentiment d’anonymat ; plus il y a de l’ indulgence et de tolérance, plus le manque de confiance en soi s’ accroit ; plus on vit vieux ; plus on a peur de vieillir ; moins on travail, moins on veut travailler ; plus les mœurs se libéralisent, plus le sentiment de vide gagne ; plus la communication et le dialogue s institutionnalisent, plus les individus se sentent seuls, en mal de contact ;plus le bien être croit, plus la dépression l emporte. L idéologie consumérisme déshumanise et engendre une désocialisation qui  a pour effet inéluctable l’indifférence au bien commun sape le civisme,  mine le courage et la volonté.  La société moderne en valorisant la seule recherche de l’accomplissement de soi est à l’ origine d’une crise spirituelle n’offre ni valeur supérieur ni raison d’espérer.

 

 

Influence et Manipulation

influence et manipulation -Robert Cialdini

 

 

Robert Cialdini, chercheur en psychologie sociale, s’est mis à étudier la psychologie de la persuasion, il a voulu savoir quels sont les principes psychologiques qui influent sur notre tendance à satisfaire une requête. Pendant 3 ans d’observation en immersion dans le monde la persuasion, (vendeurs, quêteurs, escrocs, publicitaires), il a découvert 6 catégories de consentement automatique (ces 6 clics automatiques), qui correspondent à 6 principes fondamentale de la psychologie auquel est soumis le comportement humain . Avec le rythme frénétique de la vie moderne et de la surabondance de l’information, nous vivons dans un environnement rempli de stimuli divers, plus complexe et changeant. Il nous serait impossible d’analyser toutes les situations, les personnes et événements que nous rencontrons en une journée. Le temps, l’énergie et les capacités nous manquent. Pour pouvoir vivre, nous avons besoin de raccourcis.

Nous allons voir que ces 6 raccourcis (forces de consentement non réfléchi) jouent un rôle de plus en plus important dans notre vie.

Ainsi  nous pourrons répondre à la question, pourquoi et comment nous devenons victime du processus d’influence ?

 

I) la réciprocité

La règle est qu’il faut s’efforcer de payer en retour les avantages reçus d’autrui. Si quelqu’un nous rend service, nous devons lui rendre service à notre tour. Par la seule vertu de la réciprocité, nous voilà obligés. Cela déclenche un sentiment de dettes en nous lorsque qu’on nous donne quelque chose que nous n’avons pas sollicité. L’exemple de l’’échantillon gratuit illustre bien cette tactique ex: « la société Amway utilise cette version de l’échantillon gratuit qui consiste à un assortiment de produis cire pour meuble, détergent, shampooing… qui sera laissé à l’usage du client pendant 24,48 ou 72h gratuitement et sans obligation d’achat ». A la fin de la période d’essaie le représentant d’Amway revient et prend la commande. Cette exemple d’échantillon est très frappant de nos jours souvent nous recevons un email ou un courrier nous disant de venir retirer chez tel ou tel marchant notre échantillon. Le simple fait de rentrer dans la boutique est de voir d’autre produits nous pousse à la consommation (Séphora, Yves Rocher…)

II) La cohérence social

C’est notre désire quasi obsessionnel d’être et de paraitre cohérent dans notre comportement. Pour comprendre pourquoi la cohérence est valorisée dans notre société, elle est du au faite que quelqu’ un dont les opinions, paroles, actes ne concordent pas, peut être considéré comme un hypocrite ou même un déséquilibré. Au contraire une cohérence sans faille va souvent de pair avec l’intelligence et la force de caractère. C est la cohérence qui fonde la logique, la rationalité, la stabilité et l honnête. Quand elle opère machinalement elle peut avoir des conséquences désastreuses. Une fois notre opinion faite la cohérence obstinée nous offre le luxe agréable de ne plus dépenser notre énergie pour faire des choix difficile dans ce dédale de la vie moderne elle représente un raccourci. Les spécialistes de la collecte de fond par téléphone ont mis une méthode astucieuse. Ils veillent à nous demander des nouvelles de notre santeé« bonjour …tout va bien pour vous ? Vous êtes en forme ? » Le but de cette entrée en matière n’est pas seulement une impression de sympathie mais de nous amener à répondre à un commentaire poli et superficiel « ca peut aller » « ca va » Maintenant que vous avez déclaré votre parfaite santé, il devient facile pour votre interlocuteur de vous coincer en vous demandant de l’argent. Quelqu’ un qui vient de dire qu’il va bien, même par convenance, ose difficilement être avare.

III) La preuve sociale

Ce principe est l’un des moyens de déterminer ce qui est bien, est de découvrir ce que les autres pensent être bien. En générale nous faisons moins d’erreurs en agissant conformément aux indications que nous fournit le groupe social. C’est une tendance à croire qu’un comportement est approprie à partir du moment ou d’autres l’adoptent. Quand un grand nombre de gens fait quelque chose, c’est que c’est la meilleure chose à faire. Les publicitaires sont ravies de nous dire qu’un produit est « en plein esssor », il leur suffit de nous dire que c’est l’opinion des autres consommateurs. Le célèbre consultant en marketing Cavell Robert formule bien ce principe « comme 95% des gens sont par nature des imitateurs, et seulement 5% des innovateur les gens sont persuadés par les actions de leur semblables que par tout argument que nous pouvons leur donner ». La preuve social représente un raccourci commode mais elle rend vulnérable car nous subissons l’influence de façon instinctive et irréfléchie. Nous nous laissons abuser par des signes insuffisant ou falsifié.

IV) La Sympathie

En règle générale, nous répondons plus volontiers aux requêtes de personnes qui nous sont connues et sympathiques. Quels sont les facteurs qui engendrent la sympathie ?

1) L’apparence physique : Il semble qu’ elle produit un déclic. Les chercheurs montrent que nous attribuons automatiquement au physique harmonieux les qualités telles que le talent, la bonté, l’honnêteté et l’intelligence. Cette équation inconsciente du beau égale bien, les professionnels de la persuasion l’on bien compris et l’exploite bien.

2) La similarité :La similarité afin d’augmenter la sympathie, est de prétendre avoir des points commun. Une autre façon qui montre l’automatisme de notre réaction positive envers un individu semblable à nous. Un chercheur  a examinait les ventes d’une compagnie d’assurances et a découvert que les clients souscrivaient plus volontiers quand le vendeur était semblable à eux (âge, religion, opinion politique…). Cela explique pourquoi nous entendons ceux qui veulent obtenir quelque chose de nous, proclamer leur affinités avec nous.

3) Associations d’idées : Les professionnels de la persuasion nous enseignent leur application pratique, ils s’efforcent d’associer leurs produits aux choses que nous aimons. Vous êtes vous jamais demandé ce que faisaient ces séduisantes mannequin dans la publicité pour les voitures ? Le publicitaire espère bien que la voiture empruntera les  qualités du manequin (beauté,séduction…). Lors des jeux olympiques nous sommes informés des marques de shampooing, boisson, deodorant… retenues « officiellement » par nos équipes olympique. Utiliser les célébrités est une autre façon de tirer de ce principe d’associations. Ce qui est important c’est établir un lien, ce lien n’a pas à être logique, il faut qu’il soit positif.

IV) L’autorité

L information que nous donne une autorité reconnue peut être un raccourci précieux pour décider de la conduite à tenir. Se conformer aux diktats de l’autorité a de vrais avantages pratiques pour nous. Dans notre jeunesse, ces personnes (parents, professeurs) en savaient plus que nous, leurs conseils nous étaient profitables. En étant adultes les mêmes avantages persistent pour les mêmes raisons, les figures d’autorités sont les patrons, les juges, les chefs politiques, les médecins. Bien que cette obéissance machinale nous soit utile et profitable, il y a des exceptions, dans la mesure ou nous réagissons au lieu de penser. Par exemple l’autorité est manifeste en médecine. La santé est pour nous un souci primordial. Nul ne peut contester le diagnostic d’un médecin, d’après une étude les subordonnés (infirmiers, pharmaciens) ne remette jamais en cause l’autorité légitime.Un médecin avait ordonné des gouttes pour les oreilles à un patient. Mais au lieu d’écrire complètement « traitement analogue » sur l’ordonnance, le médecin utilisa des abréviations qu’on lisait « traitement anal » l’infirmière mit le nombre de gouttes pour les oreilles dans l’anus du patient.

Les publicitaires détournent le respect que nous accordons aux médecins en engageant des acteurs pour jouer le rôle de médecins vantant les qualités du produit. Objectivement il est absurde de se laisser convaincre par un acteur qui a joué le rôle d’un médecin. Mais, dans la pratique, la supercherie passe, comme le café. (Georges Clooney)

VI) La rareté

Elle agit si bien sur la valeur que nous attribuons aux choses, il est naturel que les professionnels de la persuasion cherche à l’appliquer. L’usage du principe de rareté se produit dans la tactique de la « quantité limitée » parfois l’information est vraie, parfois c’est une pure invention. L’intention est de convaincre les clients de la rareté du produit et d’augmenter sa valeur à ses yeux. Ce principe repose sur notre manie de raccourcis. L’objet étant moins disponible, nous perdons une partie de notre liberté et chaque fois que notre liberté de choix se trouve limité nous y attachons plus . Lorsque l’objet est moins disponible, notre réaction face à cette situation obscurcit notre faculté de réflexions. Cette observation met en évidence l’importance de la compétition dans la recherche de ressources limitées.

Les magasins proposent un certain nombre d’article à des « prix d’appel » si l’appât a fait son œuvre, un groupe se rassemble pour acheter. Très vite le groupe s’agite par le caractère compétitif. Les gens perdent la notion de ce qu’ils veulent et se mettent à vouloir ce qu’on se dispute.

 

Nous venons de voir ces 6 clics automatiques, ces armes d’influences. Notre machine mentale est, sans doute, considérablement plus puissante que n’importe quel animal et pourtant nous avons nos limites, parce que la technique évolue beaucoup plus rapidement que nous, notre capacité naturelle à traiter l’information ne suffira plus par rapport aux changements, aux défis du monde moderne. Ainsi, avant de décider si nous répondons par oui ou non à une requête, il est évident que nous prêtons attention qu’à une partie de l’information. C’est pourquoi nous utilisons des facteurs comme la réciprocité, la sympathie, l’autorité et la rareté si machinalement car nous n’avons plus le temps, l’envie, l’énergie et les moyens d’entreprendre une analyse complète de la situation. Tout ceci impose une conclusion fâcheuse : Nous sommes de plus en plus amenés à nous comporter à la façon des animaux.

 

 

La longue traîne

La longue traine

la longue traine

 

Chris Anderson est rédacteur en chef pour le magazine Wired. En 2004, il étudie et découvre les secrets de l’économie du XXI eme siècle qui vont le conduire chez tous les grands de l’industrie naissante du divertissement numérique, d’Amazon à iTunes. Ces nouveaux géants lui disaient que « les succès des marchés traditionnels c’est bien, mais les niches sont entrain de devenir le grand marché de demain ». Son article intitulé « the long trail » devient le plus cité des articles jamais publié dans Wired. « The long trail » annonce la fin de la fameuse loi de Pareto, selon laquelle 20% des produits assurent 80% du chiffre d’affaire. Désormais 98% des produits de niches trouvent preneur grâce à internet. A la suite de cet article il sort un livre qui devient un best seller intitulé « la longue traine ».Avec internet tout le monde devient éditeur, producteur… dans cette économie d’abondance les produits de niches deviennent si nombreux qu’ils forment un marché en compétition avec celui des succès traditionnel.

Culture de masse vs. culture de la rareté

En 1970 et 80, c’était la culture de masse, tout le monde regardait un petit nombre d’émission. Nous nous informions en lisant les mêmes journaux et en écoutant les mêmes émissions. Si les émissions de télévions étaient plus populaire à cette époque qu’aujourd’hui ce n’est pas parce qu’elles étaient meilleures mais parce que nous n’avions pas le pouvoir de rivaliser avec elles sur nos écrans. La radio-télévision, son avantage est qu’elle est capable d’apporter une émission à des millions de gens. Mais elle ne peut faire l’inverse (amener un million d’émissions à une personne). Internet en revanche le fait à merveille. L’économie de la radio-télévision exigeait des émissions à gros budget pour capter un vaste public. au XX eme siècle, l’économie de la masse était connue comme étant aussi l’économie de la rareté, le secteur traditionnel du divertissement, reposait sur des Hits. On résonnait en termes d’unité par trimestre pour calculer  le succès, qui entrait dans le top 100 pour la musique, des best seller pour les livres, des succès pour les films. L’économie du commerce de détail traditionnel était  soumis aux succès. Les distributeurs n’avaient  en stock que les contenus capable d’attirer une demande suffisante pour que le volume de vente soit rentable. Cette place avait  un coup ( loyer, salaires, frais généraux…)par ex : un cinéma diffusera un film si il attire 1500 personnes en 2 semaines prix en quelque sorte de l’écran. Dans la tradition l’offre se limite au succès et donc limite le choix.

Le marché de niche est la longue traîne

L’économie du haut débit fonctionne à l’inverse. Les émissions à succès sont aujourd’hui en concurrence avec un nombre infini de marché de niche de toute taille, et le consommateur se tourne de plus en plus vers celui ou il trouve le choix le plus vaste. L’ère de la taille unique touche ici à sa fin et cède la place à quelque chose de neuf, un marché de la multitude. Ce marché éparpillé laisse place à la formation de mini marché et de micro célébrité qui réunit des millions d’audiences qui se compte en million à travers le monde.

Ces marchés sont ignorés simplement parce que la plus part des films ou musiques n’entrent pas dans le top 100.Comme ils ne font pas partis des succès, on les compte pas du tout. Les nouveaux marchés de niche ne remplacent pas le marché traditionnel, il partage la scène avec lui pour la première fois. A présent l’existence d’un choix infini révèle ce que le consommateur veut et comment il le veut. En sortant des sentiers battus le consommateur s’aperçoit que ses gouts ne sont pas aussi communs que le marketing de masse, la culture des Hits parades ou la simple absence de choix le leur avait fait croire.

Les goûts de chacun s’écartent de ceux de la masse et plus on explore d’autres voies, plus on les trouve attirantes. Aujourd’hui grâce au commerce en ligne nous entrons dans le monde de l’abondance, avec des entreprises aux rayonnages illimités, ainsi naissent Amazon, i tunes, eBay, Netflix… Quand la place ne coûte rien voilà l’idée de ces nouveaux géant de l’industrie. Cette économie émergente du numérique trouve un public à tout ce qui se propose. Si vous totalisez un nombre suffisant de non succès, vous obtenez en réalité un marché qui rivalise avec celui du succès« c’ est dans les petites ventes qu’il y a de l’argent à gagner ». Ces millions de ventes marginales forment une activité efficiente et économique. L’auteur à travers son étude découvre la longue traîne.

Fin de la loi de Pareto

La longue traîne annonce la fin de la fameuse loi de Pareto selon laquelle 20% des produits assurent 80 % du chiffre d’ affaire. Selon l’ analyse de l auteur maintenant 98% des produits de niches trouvent à présent preneur grâce à internet. Les consommateurs montrent un comportement nouveau « il regarde tout ».

Les grands de l’industrie de l’ère nouvelle naissent Amazon, Ebay, Itunes, Netflix… tout ce qui se trouve proposé rencontre une demande. Plus personne ne détient de situation dominante. Les internautes échappent au Marketing de masse et vont chercher dans une offre infinie correspondant à l’immense diversité de leurs propres touts. Dans cette économie de l’abondance, les produits de niches deviennent si nombreux qu’ils finissent par former un marché qui rivalise avec les Best-Sellers.

La loi de 98% ou la longue traîne représente cette courbe qui au début montre qu’un petit nombre de succès étaient achetés en très grand nombre de fois, puis la courbe déclinait fortement avec des articles marginaux. Ce qui est étonnant c’est que cette courbe ne tombait jamais à zéro. La demande se prolonge sans jamais s’arrêter. La chose intéressante de cette longue traîne c’est sa taille si on totalise toutes ces ventes marginales on obtient en réalité un marche qui rivalise avec celui du succès. Amazon « c est dans les plus petites ventes qu’il y a le plus d argent à gagner ».

La longue traine
la nouvelle économique qui annonce la fin de la loi de Pareto

Les amateurs sont une force de la longue traîne

Les  “pro amateurs” sont une création de la première force de la longue traîne avec la démocratisation des outils de production. Avec un ordinateur tout le monde est producteur ou éditeur. Le blog a vraiment déclenchait la renaissance de l’éditeur amateur. Aujourd’hui des millions de gens publient quotidiennement pour un public plus vaste que celui revendiqué par n’ importe quel organe de presse. La musique  aussi grâce au « garage Band », Apple fourni dans chaque Mac, les outils nécessaires : caméscope, logiciel de montage… La conséquence de tout cela est que nous sommes passés du rôle de consommateur passifs à celui de producteurs actifs, comme si le réglage par défaut de la production était passé du « gagnez le droit de le faire »au « qu’est ce qui vous empêche de le faire ».

Le blog amateur dispute l’attention des lecteurs aux grands journaux. Désormais certaines œuvres les plus novatrices et les plus influentes viennent de la catégorie “pro amateurs”, amateurs inspirés et non de sources traditionnelles du monde commercial. Du fait de ce basculement la longue traine se peuplera à un rythme jamais vu auparavant. La distinction entre amateur et professionnel est en train de se brouiller et pourrait un jour ne plus rien signifier. La longue traine promet de devenir le nœud de la créativité, un endroit ou les idées se forment et grandissent avant d’évoluer vers une forme commerciale. Comment vendre désormais ? Il faut exploiter le bouche à oreille qui se substitue au marketing traditionnel en tant que créateur de demande. Les messages diffusés, les rumeurs, le marketing viral (rumeur passant de personne a personne). la valeur d’une marque n est pas ce qu’en dit l’entreprise mais ce que dit Google . Les nouveaux précepteurs d’opinons c’est nous. Nous quittons l’ère de l’information pour rentrer dans celle de la recommandation.

 

 

Libérez votre cerveau!

libérez votre cerveau

Libérez votre cerveau - Idriss Aberkane

 

Idriss Aberkane est un « humaniste neuronal », il explique dans son livre les dérives de la société moderne avec ses conséquences sur la nouvelle condition humaine : « de la chair à économie, une commodité dépossédée de sa raison d’être, a qui l’ont fait se sentir coupable de vouloir reprendre son cerveau et son destin en main et que l’on punit de ne pas être à conforme ». Le génie, d’Idriss Aberkane, est qu’il a su parfaitement vulgariser son savoir en tant que neuro-scientifique.

Ce que j’ai retenu de son livre

  • L’etre humain utile au système 
  • L’économie de la connaissance est plus vieille que notre système d’éducation.
  • La neuro-ergonomie pour prendre le controle de son cerveau
  • La connaissance de soi passe par la spiritualité et la science 

.

L’etre humain utile au système 

Notre éducation a contribué à l’appauvrissement de la diversité mentale. A l’école nous sommes notés sur ce qui nous manque et pas sur ce que nous savons. Une copie corrigée en rouge relève de ce qui nous manque, pas ce que nous avons assimilés. Notre société est fondée sur ce modèle, celui du manque plutôt que celui de la plénitude, de l’insatisfaction permanente plutôt que de la satisfaction simple. Nous sommes pièges dans une civilisation de la note, des étiquettes et des classements. Nous sommes conditionnés à réagir aux étiquettes qui ne sont que des ombres déformées de la réalité.

Nous sommes incapables d’évaluer la qualité des choses, alors nous nous évaluons par des quantités, des notes …même quand elles sont fausses ou hors sujet. La note a détruit la créativité et a encouragé la conformité. L’école imposée est celle de l’utilité économique. L’enseignement a du se conformer à l’industrie, pour cette économie à qui il faut des pièces conformes. L’école a troqué l’émerveillement contre la conformité alors que l’émerveillement est le moteur de l’apprentissage.

La conformité a envahit notre pensée, nos diplômes, nos actions, nos notes, nos intentions. Se conformer à une chose créer par les humains, l’homme se perd, il devient esclave. Nous sommes en faillite de l’épanouissement, cela n’est pas le but de l’école avec son programme vieux de deux siècles. Nous ne réalisons pas à quel point notre cognition est encombrée par le  conditionnement et par des pensées parasites.

Notre système éducatif relève du gavage, il y a un programme à avaler « qu’obtenons-nous, à gaver des oies ? Du foie gras. Alors qu’espérons-nous obtenir en gavant des élèves ? Du cerveau gras un cerveau conditionnée, dépendant et conforme » « Issue de la révolution industrielle notre éducation est centrée sur la pensée usine sa vertu est la conformité. Pas la créativité, pas le caractère, pas l’amour du savoir, pas l’épanouissement, la conformité avant tout ! »

 L’économie de la connaissance est plus ancienne que notre système d’éducation

L’école que nous appelons « traditionnelle » n’a rien de traditionnelle,  elle est industriel. Elle n’a pas plus de dix générations, sur une humanité qui en a couvert plus 8000 et qui ne l’a pas attendue pour faire circuler le savoir. Socrate, Platon, Confucius n’enseignaient pas comme on le fait maintenant.

L’économie de la connaissance est la plus ancienne des économies. L’être humain échangeait des connaissances bien avant d’échanger des outils, des biens… L’intérêt de l’économie de la connaissance c’est que le savoir est infini et que le monde matériel est fini, Soudoplatoff a dit « quand on partage un bien matériel on le divise, quand on partage un bien immatériel on le multiplie ».

A l’école échanger des savoirs, c’est tricher alors que dans la vraie vie c’est coopérer. Notre éducation est loin d’être sacré alors qu’elle touche à quelque chose de sacré notre cerveau. La nature est bien plus sophistiquée que nos modes de sélection rudimentaires, politiquement biaisés et intellectuellement naïfs. Il ne faut pas forcer la nature à ressembler à nos idées mais grandir nos idées pour qu’elles ressemblent à la nature, qui est beaucoup plus riche et complexe que nos clichés primitifs. Une fois que vous retirez le cadre castreur des étiquettes vous voyez le monde tel qu’il est dans sa richesse, sa beauté et sa subtilité.

Les écoles, les universités sont des fast-foods et non des restaurants gastronomiques de la connaissance, les écoles tirent notre appétit en nous infligeant des savoirs obligatoires. Le cerveau est bien plus ancien que Sandford, Harvard et Oxford, c’est à lui à donner des leçons à ces entités et non à elles de le soumettre. On peut se passer d’elles pour exceller dans la vie. Par contre l’excellence ne peut se passer d’amour. Aimer est la seule condition qui garantie une haute dépense d’attention et de temps pour un sujet qu’on apprend. La monnaie de l’économie de la connaissance c’est l’attention multiplié par le temps et que l’on maximise par la volonté de dépenser quand on aime. Le pouvoir d’achat du savoir c’est payer de l’attention multiplié par du temps « la connaissance échangée est proportionnelle à l’attention multiplié par le temps »

La neuro-ergonomie pour prendre le controle de son cerveau

La neuro-ergonomie  est l’art de tirer les meilleures performances du cerveau. Prendre conscience que nous avons un cerveau, qu’il a une forme, comme nos mains, notre dos et que certains travaux lourds et répétitifs peuvent nous causer “une hernie discale”… Certaines pratiques mentales, certains environnements et certaines pressions peuvent l’endommager aussi.

N’ importe qui sur terre doit refuser qu’on lui torde le cerveau, car c’est un droit humain, sacré et fondamentale. En tordant le cerveau des gens, nos systèmes ont produit des infirmes. Leurs infirmités est insidieuse, parfois déguisée en vertu. Les gens aux nerfs détruits peuplent aussi bien les hôpitaux que les prisons, mais ils occupent également  des postes à responsabilité et préside à notre destinée.

Il n’y a aucune création humaine à laquelle le cerveau doive se plier. S’il y a bien une chose à laquelle il a du se conformer c’est la nature. Notre corps et cerveau sont adapté à la nature. Il n’est pas adapté aux usines, aux villes il peut se conformer un temps mais jamais se soumettre à vie. Il n’ existe pas de meilleur ergonome que la nature.

En brûlant la nature l’homme brûle -La bibliothèque- Le savoir. Il  brule ce qu’il pourrait comprendre demain. Aujourd’hui nous brulons  notre nature extérieure et notre nature intérieure : notre chair et notre cerveau que l’on sacrifie au nouveau industrie.

La connaissance de soi à travers la science et la spiritualité

Si notre civilisation n’enseigne pas la connaissance de soi, c’est que cette connaissance est subversive « le sage, c’est celui qui n’a besoin d’aucun système ». On donne des cours de philosophie en dernière année de scolarité pour mentionner un peu de philosophie fossilisée sur laquelle les élèves dissertent sans la pratiquer. On donne des cours de l’histoire de la philosophie mais en aucun cas on n’enseigne l’amour de la sagesse, sa quête inconditionnelle.

Il est étrange de constater que  notre civilisation  se détourne à produire l’instrument de son propre dépassement: la sagesse. Alors qu’elle produit l’instrument de sa propre ruine :La science sans conscience, glorifiant le matérialisme  comme la plus grande des vertus « le savant sait résoudre des problèmes que le sage n’avait jamais eus ».

Il n’est pas question de faire rivaliser spiritualité et science car l’humain n’est pas tout de raison et de science : il est de conscience, et la conscience est plus vaste que la science. Opposer science et conscience ou science et spiritualité, c’est opposé des modules fondamentaux de notre être, et susciter en nous une guerre civile dont ne sortirons pas gagnants. Opposer science et spiritualité reviendrait à opposer nos deux mains, qui sont censées travailler ensemble, le proverbe Soufi résume bien cela « Le pire des sages est visiteurs des princes, mais le meilleur des princes est visiteur des sages ».

C’est au pouvoir de s’incliner devant la sagesse, pas l’inverse.

 

Le livre libérez votre cerveau! est doté d’un vrai sens pédagogique, jamais ennuyeux et accessible à tous avec des comparaisons éclairantes. Ce livre est indispensable à tous ceux qui veulent et doivent sortir d’un système qui nous dessert plus qu’il nous sert .L’éducation, au lieu d’être définie par rapport à l épanouissement de l’enfant, est déterminée par l’idéologie d’une société qui doit fabriquer un être humain utile au système. Idéologie purement marchande ou plutôt monétariste. L’éducation doit révéler l’enfant dans sa spécificité, et non en faire un être standard. Privé de la possibilité d’explorer ses aptitudes, l’enfant est comme spolié de son autonomie, de ses talents, et cela le maintien dans la dépendance du système tout entier. Il faut désormais valoriser les capacités humaines. Celles de notre cerveau, de notre cœur et de notre esprit et développer notre rapport à la nature. Sinon l’adulte de demain risque de se trouver désemparé par apport à l’évolution d’une société dans laquelle ce qu’on a si longtemps négligé deviendra indispensable.

Libérez votre cerveau