Catégorie : Développement personnel

L’apprentissage de l’imperfection

 Le perfectionniste a bonne presse dans notre société, tout simplement parce qu’on l’associe à la performance, à l efficacité, au gout du travail bien fait. Le mot perfectionnisme nous fait inconsciemment penser au mot perfection. Et la perfection est séduisante. Ce lien est il évident ? A long terme, le perfectionnisme ne serait il pas au contraire associé à la souffrance psychologique ? Ce livre traite de la véritable nature du perfectionnisme et expose les moyens de surmonter les obstacles.
Il existe 2 types de perfectionnismes selon les psychologues. Le perfectionnisme négatif d’essence névrotique et le perfectionnisme positif et sain. Pour Tal Ben Shahar le négatif est appelé simplement perfectionnisme et, réserve au perfectionnisme positif le terme d’optimaliste.

 

Notre société perfectionniste

l'apprentissage de l'imperfection

La perfection, nous en sommes constamment bombardés sur les couvertures de magazines, sur le grand écran hommes et femmes résolvent leurs conflits en moins de deux heures, lançant des répliques qui font toujours mouches et vivent un amour idéal. Nous avons tous entendu les gourous de l’épanouissement personnel affirmer que nous jouissons d’un potentiel sans limites, qu’il suffit d y croire, que vouloir c est pouvoir.

Enseignants et parents cherchent  souvent à accélérer le développement de l’enfant et placent la barre haute. Evidement, ils sont animés des meilleures intentions, mais on sait de quoi est pavé l’enfer.

 

Les points essentiels qui opposent le perfectionnisme et l’optimalise.

Le perfectionnisme refuse l’échec et l’optimaliste l’accepte. Pour le perfectionniste le seul meilleur sort ou plutôt le seul qu’il soit disposé à accepter est celui qui ne comporte pas de trace d’échec. Le perfectionniste nourrit des attentes déraisonnables vis-à-vis de lui-même et de la vie qu’il mène. Il a une vision polarisée de la vie, celui de l’angle du « tout ou rien ».Il se soucie beaucoup de son image corporelle et intellectuelle. Ces personnes sont poussés par la nécessité de se prouver et prouver aux autres qu’elles sont intelligentes, compétentes en un mot parfaite et c’est un lourd fardeau. L’alternative pour eux est «soit être gros, soit être maigre, soit intelligent soit nul » seules existent les extrêmes, ils ne sont pas capable de voir « la zone intermédiaire ». Son besoin obsessionnelle de tout contrôler alors il s’efforce de maitriser toutes les facettes de son existence tant il redoute que tout s’effondre s’il lâche prise. Sa peur de lâcher prise est liée à sa peur de l’échec. Au contraire l’optimaliste sait que le seul sort possible comporte forcément une certaine dose d échec. Il voit que la meilleure solution pour mieux vivre est de l’accepter et d’en tirer les meilleures conclusions qui s’imposent. Les optimalistes apprécient globalement leur vie et cela comprend leurs propres personnes, leurs succès, et même leurs échecs ou ils voient autant d’occasion de se perfectionner. Ils savourent, non seulement ce dont ils disposent, mais ils suscitent par là de nouvelles réussites, de nouveaux événements positifs, de nouvelles expériences constructives. Quand on apprécie le bon coté de la vie, on en profite davantage.

Le parcours vers la réussite, deux visions différentes que l’on soit perfectionniste ou optimaliste

L' apprentissage de l'imperfection

Les deux ne se distinguent pas par leur aspiration ou leur objectif qu’ils se fixent. Les uns et les autres peuvent faire preuve du même degré d’ambition, du même désir intense de réaliser leur objectif.

La différence réside dans la méthode pour y parvenir. Pour le perfectionniste l’échec n’a aucun rôle à jouer dans le parcours vers le sommet, trajet idéal : la ligne droite. Le perfectionniste se focalise sur l’objectif de manière obsessionnel. Son obsession de la destination à l exclusion des bienfaits du parcours. Or c’est sur ce parcours que nous passons le plus claire de notre existence. Le processus- le chemin qui y mène- n’a pas de signification à ses yeux. Sa vie est une course une compétition. Il n’est pas à l abri de la dépression à l origine de celle-ci se trouvent souvent les comportements pointilleux et extrémistes. Il retire du voyage que de la souffrance et du malheur, c est à cela que se résume leur vie. Quand on ne considère que le résultat final, on ne tient pas compte de l’investissement en temps et en énergie qui s est révélé nécessaire pour y parvenir, alors la réalisation, la concrétisation d’ un projet leur semble hors de portée .Pour l’ optimaliste, l échec fait au contraire partie intégrante du même parcours . L’optimaliste sait que son parcours sera semé d’embuches et de détours. Ce parcours, n’a pas de ligne d’arrivée, pas de destination finale, il apprécie le parcours car, au lieu d’essayer constamment de faire leurs preuves, ils se concentrent avant tout sur ce qu’ils peuvent apprendre, ce qui peut les enrichir les aider à développer leur potentiel. Pour eux les échecs, les émotions, la réussite font partie intégrante d’une vie considéré comme satisfaisante et bien remplie.

 

 

L’antidote au perfectionnisme, et donc le secret de l’optimalisme, c est l’acceptation de la réalité, qu’il s agisse des échecs, des émotions, ou de la réussite. La seule manière d assumer l’échec c’est de l’affronter directement. Plus on est préparé à faire face aux difficultés, aux déceptions mieux on saura aborder les obstacles qui jalonnent le chemin. « Si on n’apprend pas à échouer, on échoue à apprendre » Si on refuse les déconvenues on finit par les ressasser de manière obsessionnelle. On les amplifie, et on s’interdit tout ouverture vers la sérénité « oser, c est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c est se perdre soi même ».
Pour finir le degré de bien être met en évidence une vérité simple à savoir que le bonheur est davantage contingent à l’état d’esprit qu’à celui d’ un compte en banque, ou au statut social. Des lors que mes besoins primordiaux sont satisfaits (alimentation, logement, éducation) mon niveau de bien être est déterminé par les centres d’intérêts que je me choisis et ma manière d’ interpréter les événements extérieurs.

 

Le pouvoir du moment présent

Eckhart Tollé, est un écrivain et conférencier, connu comme étant l’auteur des ouvrages best seller : Le Pouvoir du moment présent et Nouvelle Terre. Tollé raconte qu’il s’est senti déprimé la plus grande partie de sa vie. Une nuit de 1977, à 29 ans, après avoir souffert de longues périodes de dépression à tendances suicidaires, il fait l’expérience d’une « transformation intérieure ». Cette nuit-là, il se réveille de son sommeil, souffrant de sensations dépressives « presque insupportables », mais ressent ensuite une épiphanie qui change alors sa vie à la suite de laquelle il passa plusieurs années sans-emploi à vagabonder « dans un état de félicité profonde » avant de devenir enseignant spirituel.

 

La pensée, cette activité bruyante de notre mental, nous empêche de vivre le moment présent

Presque tout le monde entend en permanence une ou plusieurs voix dans sa tête, il s’agit du pouvoir involontaire de la pensée que vous ne réalisez pas avoir le pouvoir d’arrêter. Ce sont des monologues ou dialogues continuels. La voix fait des commentaires, des spéculations, émets des jugements, compare, se plaint, aime, n’aime pas… Cette bande sonore s’accompagne parfois d’images visuelles « films mentaux ». Il est fréquent que, chez une personne, cette voix intérieure soit son pire ennemi qui l’attaque et le punit sans cesse, lui siphonnant son énergie.

le pouvoir du moment présent

80 à 90% de la pensée chez les humains est répétitif, inutile et aussi nuisible en raison de sa nature souvent négative et dysfonctionnelle. On s’ indentifie souvent à notre pensée (contenu de l’activité mentale) et si on arrête de penser on pense arrêter d’être (l’auteur contredit la philosophie de Descartes). Pour la pensée, ( le faux moi ou l’ égo), le moment présent n existe pas seul, le passé et le futur, lui importent. La préoccupation de la pensée est de toujours maintenir le passé en vie, car sans lui « qui serez vous ? » Et se projette constamment dans le futur pour assurer sa survie et trouver une forme de satisfaction.

moment présent

Le mental (la pensée) se dit « un jour, quand ceci ou cela se produira, je serai heureux, en paix… » Mais quand la pensée semble se préoccupé du présent, ce n est pas le présent que mental voit. Il perçoit  le moment présent avec les yeux de façon déformée, car il le regarde avec les yeux du passé (conditionnement familiale ou culturelle) ou il le réduit à une fin qui n’existe jamais dans le futur projeté par lui. Cette activité bruyante de notre mental qu’est la pensée cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper, « pourquoi il nie l’instant présent ou y résiste » ? Parce qu’il ne peut garder le contrôle sans le temps, c’est à dire sans le passé et le futur. L’intemporel « moment présent » est une menace.

Le temps horloge et le  temps psychologique

Le temps horloge est d’ordre pratique est à utiliser pour les choses pratiques : prise de rendez vous, planification voyages mais aussi pour tirer les leçons du passé afin de ne pas répéter sans arrêt les même erreurs. Pour des raisons pratiques nous sommes obligés de nous référer au passé et au futur. Si vous vous donnez un objectif en travaillant pour l’atteindre, vous êtes conscient de la direction à prendre et vous honorez le pas que vous faites dans le moment présent. Toute planification ou tout effort pour atteindre un objectif s’effectue « maintenant ». (Donc si vous avez commis une erreur dans le passé et en tirez une leçon maintenant c’est que vous utilisez le « temps horloge »). 

le pouvoir du moment présent

Par contre si vous revenez dessus mentalement sans arrêt, si vous vous critiquez et prouvez des remords ou de la culpabilité, c est que vous êtes tombé dans le piège du temps psychologique. Des vieux scenarios de pensées, d’émotions, de comportements, de réactions et de désirs sont joués à l’infini. Toute négativité résulte de l’accumulation de temps psychologique et de la négation du présent. Malaise, anxiété, tension, inquiétude, peur, sont occasionnés par trop de futur et pas assez de présence. La culpabilité, le regret, le ressentiment, les doleances, la tristesse, l’amertume sont causés par trop de passé et pas assez de présence.le pouvoir du moment present

Si nous pensons vivre le malheur c’est que nous sommes dans le temps psychologique ( du passé et du futur). Dans le passé certaines choses ne se sont pas déroulées comme vous le vouliez. Vous résistez encore à ce qui s’est produit. Dans le futur l’espoir vous fait vivre, mais il maintient votre attention sur l’avenir. Et c’ est le regard fixé sur l’avenir qui perpétue votre refus du présent et qui vous rend ainsi malheureux.

Vous ne pouvez être libre dans le futur, puisque la clé de la liberté, c’est la présence. Dés que vous honorez le moment présent vous ne vous préoccupez pas des résultats de vos actions, vous accordez votre attention à l’action elle-même. Le résultat arrivera de lui-même. Pour cesser le temps il faut prendre conscience que le moment présent est toujours uniquement ce que nous avons.

le pouvoir du moment présentL’ auteur nous dit que la pensée et la conscience ne sont pas synonyme. Des l’instant ou notre attention se tourne vers le présent, nous sentons une présence, un calme, une paix en vous. Nous ne dépendons pas de l’avenir pour vous sentir satisfait. Par conséquent vous n êtes plus attaché aux résultats .Ni l échec, ni le succès n’ont le pouvoir de modifier votre état intérieur. Le présent est libérateur de la pensée involontaire et compulsive

 

La bonne nouvelle est qu’on peut se libérer du mental en étant présent à nous meme

Ecouter aussi souvent que possible cette voix, le faire  objectivement c’est à dire sans jugement sinon elle reviendra à nous. Prendre conscience de cette voix et que nous sommes présent à l’observer et l’écouter. Pendant que nous observons cette pensée (cette voix), on ressent une présence, c’est notre moi profond. Elle perd son pouvoir sur vous et bat en retraite du fait que vous ne vous identifiez plus à elle, vous n’alimentez plus le mental. Ce ci est le début de la fin de la pensée involontaire et compulsive.

le pouvoir du moment présent

Etre le témoin de ses pensées et de ses émotions, c’est ce qui fait essentiellement partie de la capacité à être présent. C est l’état naturel de conscience vous ressentez votre propre présence avec une intensité de joie telle que toute pensées, toutes émotions ainsi que le monde extérieur deviennent relativement insignifiant. Lorsque vous êtes dans le moment présent vous ne pensez pas, ceci est l essence même de la méditation et de la prière .Etre conscient du moment présent c’est par exemple chaque fois que vous montez ou descendez des marches portez votre attention à chacune des marches, à chaque mouvements et même votre respiration…un critère pour évaluer si vous réussissez ou non dans cette entreprise : le degré de paix ressenti. Il se peut que vous vous surpreniez à sourire en entendant la voix qui parle dans votre tete comme vous souririez devant les pitreries d un enfant.

 

L’instant présent c’est l’éveil spirituel. Chaque instant est la seule chose que nous possédons vraiment. Notre vie c’est maintenant. Pas hier, pas demain. Le présent est sacré. Si nous ne pouvons pas profiter du moment présent, ce n’est pas dans un futur hypothétique que nous le ferons. Ce n’est pas le futur qu’il faut redouter, mais l’instant qu’on laisse fuir dans le présent. Il suffit de développer sa faculté d’attention et de rejeter toute pensée parasite. Agissez en vous concentrant sur « ici »et « maintenant ». Etre capable de changer la qualité d’un moment est un don les plus précieux. Tout ce que vous faites maintenant vous prépare à ce que vous ferez dans un futur. Tout à un effet cumulatif.

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Réfléchissez et devenez riche

Au début du XXème un jeune journaliste prénommé Napoléon Hill, part interviewé pendant 25 ans les 500 plus riches des USA (Roosevelt, Thomas Edison, Rockefeller…). Il a trouvé et à compiler les 13 étapes pour devenir riche

1 Désir Ardent

Votre but est de ressentir un but obsessionnel, un désir de créer quelque chose qui va changer et impacter le monde. Un désir  qui écarte toute idée d’abandon et qui donne la foi en nous. Exemple de personne qui a marqué l’histoire, Edison avec son invention de l’ampoule.

2 La foi

La foi inébranlable mute les pensées en actions. Vous prenez des risques et vous oser aller là ou personne n’ a jamais oser aller, car ils n’ont pas assez la foi. Vous savez que votre objectif va se transformer en réalité et va apporter de la valeurs aux gens. Sans désir et sans foi on n’exploite pas son potentiel. Vous avez confiance en vous et passez outre les critiques d’autrui.

3  Autosuggestion

Est une inspiration de la méthode Coué, elle auto-administre les pensées à notre subconscient. Ainsi le subconscient va créer nos croyances. Trouvez une autosuggestion qui va vous donner foi en vous et en votre projet. Ecrivez et lisez à voix haute plusieurs fois pas jours en ressentant les émotions  de voir votre objectif accomplit. C’est une technique pour avoir une foi inébranlable

4 Connaissance spécialisée

Déterminer une connaissance spécifique  est nécessaire pour d’atteindre votre but. Les connaissances générales n’aident pas à créer quelque chose de nouveau. Trouvez un domaine ou la plupart des gens ne s’y connaisse pas. L’exploiter et se former  est la voie royale pour apporter quelque chose de nouveau. Vous pouvez aussi vous entourer d’expert.

5 Imagination

Est une intelligence infinie qui se trouve au dessus de nous. C’est quelque chose qui nous tombe dessus si on s’y prépare. L’imagination créatrice nous demande d’être à l’écoute de notre intuition.

6 Planification

Le plan va matérialiser votre objectif pour l’accomplir, il faut être ferme et obstiné.

7 Décision

Décider rapidement et définitivement cela permet d’éliminer les autres options. La décision suivit de l’action sont 2 remèdes à la procrastination.

8 Persévérance

Ne pas s’arrêter à la moindre difficulté, un plan qui échoue doit être corrigé, jamais abandonné. Ayez une volonté puissante qui nourrit votre persévérance. Une foi inébranlable + un désir ardent c’est être prêt à se sacrifier (dans ce chapitre il fait référence au Prophète Mohammed P&B sur lui).

9 Le Master Mind

En créant un groupe, on rassemble des personnes de compétence et d’horizon différent pour partager des connaissances spécifique. Cela aide à avancer plus vite vers notre but. Ce concentré d’énergie  donne accès à l imagination créatrice.

10 La transition sexuelle

La libido d’un homme est maitrisé vers l’âge de 40 ans, c’est à cet âge qu’ il devient mature. Pour  canaliser cette énergie sexuelle  il faut trouver le bon partenaire aimant, qui va aider à aller de l’avant. Avec sa partenaire il va cultivé cette énergie et la  transmutation sexuelle  sera redirigé vers un projet : Le désir ardent. (Cette puissance sexuelle se transformera en énergie créatrice qui aide à accomplir son objectif).

11 Subconscient

Est le système de croyance qui nous fait agir, il est responsable de notre état physique et mentale.  Il faut apprendre à modeler notre subconscient en utilisant l’autosuggestion. Etre positif aide à aller bien.

12 Cerveau

Il est émetteur et récepteur de nos pensées et nos désirs.

13 6eme sens

Est un mélange de nature spirituelle et mentale qui fait naitre des idées et des flash de pensées. C’est une forme de sagesse qui requiert sagesse et méditation.

L’ âme du monde

 

 

Sept sages de différentes religions monothéistes, philosophies et spiritualités se retrouvent au Tibet. Dans un monastère, ils vont partager et transmettre à deux adolescents l’attitude juste à avoir en cette vie pour la réussir, dans le sens le plus profond du terme. Cette attitude d’une vie bonne ou heureuse est ce qu’on appelle la Sagesse. A travers les dialogues la religion, la philosophie et la spiritualité vont nous apprendre à penser bien pour essayer de vivre mieux.

I.Il est plus facile aux hommes de dire ce qui les séparent que ce qui les rassemble.

La question sur laquelle les hommes ne parviendront jamais à s’accorder est celle de la définition de l’Absolu. Pour certain Dieu se confond avec la nature, pour les religions monothéistes, il est le créateur suprême qui parle aux hommes par la voix des prophètes, « Il y a bien d’autres croyances qui nous rassemble » suggère l’un des sage. « Nous croyons tous, par exemple, qu’il existe un monde visible, accessible à nos sens, et un monde invisible dont nous percevons l’existence par notre cœur, notre esprit, notre intuition ». Nous sommes convaincus que cette vie est capitale, que nos pensées et nos actes déterminent non seulement notre bonheur sur terre mais la vie future après la mort. La recherche de la sagesse réunit tous les hommes en quête d’un noble idéal de vie, qu’ils soient croyants ou non. Les sept sages vont apporter les réponses tirés de leur tradition ou de leur inspiration qui résument l’essentiel de la sagesse. Afin d éviter toute référence explicite à ce que certains d’entre eux nomment « Dieu » « le Dharma » « le divin » « le Tao » ou « l’Absolu ». Tous les sages se mettent d’ accord pour mettre de coté les aspects théologiques et ritualistes qui distinguent leurs traditions respectives et ne garder que les préceptes qui aident à vivre et avancer sur le chemin spirituel. Ils se sont entendus pour utiliser une seule expression « l’âme du monde ».(L’ auteur ne précise pas quel sage prend parole).

II.Tout le monde préfère descendre le fleuve plutôt que remonter à la Source

Notre corps a faim et soif et  la faim de notre âme c’est la vocation profonde que nous portons en nous, ce sens ultime de notre vie. Tant que nous n’avons pas trouvé cette vocation nous serons d’eternels affamés et nous nous leurrons en poursuivant des buts illusoires. Nous avons une source à trouver qui seule pourra désaltérer la soif de notre âme, et malheureusement bien peu d’homme le savent. Le monde moderne par sa rationalité à placer l’homme au centre et l’a coupé de sa Nature profonde, de sa Nature spirituel. Les hommes préfèrent descendre le fleuve, plutôt que de remonter à la Source. Cette source, on l’a nommée de bien des manières : «l’union au divin », «la liberté ultime », « l’éveil ». Peu importe son nom : Une seule chose compte cheminer vers elle pour étancher à jamais sa soif.

IV. L’âme  dirige le corps physique et le corps psychique

Apprendre à vivre, cela commence par apprendre à connaitre et prendre soin de son corps, de son psychisme et de son esprit et favoriser la bonne entente entre ces trois dimensions de notre être. Ton corps a besoin de nourriture, de repos, de respirer afin d’avoir l’énergie nécessaire. L’énergie vitale, qui circule dans nos jambes, nos besoins, notre ventre… Le corps psychique est invisible pour les yeux. Nous sentons son existence à travers notre sensibilité, nos émotions, nos états d’âmes, notre bonheur, notre relations aux autres, notre perception de la vie. Celui qui dirige notre corps physique et notre corps psychique, c est l’esprit ou l’âme. Il est le don le plus précieux que la vie a offert. C’est par elle que nous ressentons la beauté et l’harmonie du monde. C’est par elle que nous pleurons devant un beau paysage, devant l’harmonie et la beauté du monde. C’est par elle que nous sentons toute la grandeur de la vie, mais aussi toute la détresse des âmes vides. C est par elle que nous aspirons à une parfaite liberté. C’ est elle qui nous met en quête de la Source qui puisse enfin désaltérer notre soif. Nos âmes ont des besoins invisibles aux yeux. Elles se nourrissent de connaissance, d’études, de savoirs qui mènent à la Vérité. Elles se nourrissent de relations aimantes, d’échanges désintéressés, de communion avec tout être humain, de don de soi. Elle se nourrit de partage, de justice, de fraternité.

V.La libération passe par la connaissance de soi et le dépassement de soi

Le commencement de la sagesse c’est de tourner son regard vers soi même et d’apprendre qui nous sommes, quels sont nos motivations, nos besoins, nos attirances, nos habitudes, nos addictions. Une fine observation de notre comportement, de nos réactions, de nos émotions, permet de nous connaitre et de nous donner une direction. Trouver un sens à sa vie, c est être libre de ses choix et de ses actions. Sans sens de notre vie nous poursuivons des buts illusoires comme la renommé, le statut social, les choses matérielles…La connaissance de soi et du monde nous rend plus libre. C’ est pourquoi un maitre de la sagesse disait « connais toi toi-même, et tu connaîtras le monde et les dieux ». L’amour permet le dépassement de soi, de l’intérêt égoïste de mon être. Je ne cherche plus mon propre intérêt dans le monde, je me sens partie intégrante du monde. Je ne dis plus «si le monde était bien fait, il répondrait à tous mes désirs « mais je dis « Mon seul désir est d être pleinement présent et ouvert au monde tel qu’il est ».Nous ne pouvons nous libérer du monde, mais nous pouvons nous libérer de notre monde : la prison de nos croyances et de notre ego. L’ amour est cette chose étrange qui dilate le cœur et l’ âme. Notre cœur une fois qu’il résonne à la vibration de « l’âme du monde » peut savourer d’un rien un sourire, une fleur, un nuage dans le ciel. Cet état d’être dans le moment présent devient ce que les spiritualités du monde appellent un « délivré vivant » un « éveillé un sage ».

 

Ce livre spirituel dirige notre attention sur nous même, c’est parce que nous sommes fermés à étudier notre Nature qui est à la fois physique, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle que nous alimentons notre ego,« L’ignorance est mère de tous les vices ». Nous préférons rester dans un malheur confortable et indolore plutôt que d’accepter de développez notre intelligence et nos connaissances pour apprendre à discerner et atteindre la sagesse donc la paix de l’âme.

L’art de la frugalité et de la volupté

L art de la frugalité et de la volupté

 

 

La nourriture est, de nos jours, consommée avec trop peu de soin. Nous mangeons à l’excès et davantage par habitude que par besoin. C’est le manque de sensations qui nous pousse à consommer plus pour obtenir du plaisir. La cuisine industrielle contient très peu d’ingrédients sains et trop de composants à flatter nos papilles (matières grasses, sucres, parfums artificiels…). Le but premier de la nourriture est de préserver la santé, bien se nourrir, c’ est dans une certaine mesure, se soigner. Dès l’ antiquité, Hippocrate affirmait: « que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture ».  Une bonne alimentation est la condition sine qua non  d’une vie équilibré et harmonieuse.

I) La Frugalité est contraire au rythme de vie actuel.

Nul n’ignore que la plupart de nos maux proviennent bien souvent, d’un manque croissant de repères personnels quant à ce que nous choisissons de mettre dans nos têtes, nos cœurs ou nos estomacs. Trop de gens ressentent un vide dans leur vie et portent un fardeau en se noyant dans un flot d’activités et de plaisirs aussi superficiels qu’éphémères. Nous nous sommes trop éloignés de la modération et de la retenue depuis que nous avons la chance de vivre à une époque ou la nourriture est à notre disposition partout et quand nous la réclamons. Il y a 50 ans tout était petit : couverts, assiettes, verres. Le sandwich anglais mesurait moins de la moitié de ceux que l’on trouve aujourd’hui; des grands sandwiches dégoulinants de mayonnaise impossible à avaler sans en mettre partout. Autrefois une banane constituait le goûter des enfants. De nos jours, un repas Big Mac, un sandwich, une cannette, une part de flan… sont des portions  considérées normales. Nous déléguons ainsi l’arbitrage de nos besoins à des industriels de l’alimentaire qui n’ont pas le moindre souci de  notre estomac. Nous consommons, sans réfléchir, presque satisfait de n’avoir mangé « une » seule part. Qui a décrété la taille d’un biscuit ou celle d’un croissant? Tout ce que l’industriel alimentaire cherche à faire : ses propres profits. Les portions ont augmenté de 2 à 5 fois plus, en augmentant la taille des portions ils donnent l’impression aux clients qu’ils en ont pour leur argent. Les caddies des supermarchés sont de plus en plus volumineux, la taille de nos réfrigérateurs s’y conforme… Dans notre société occidentale, les grandes portions sont comme une drogue or la faim augmente naturellement en présence de davantage de nourriture.

II). Apprendre à développer ses sens.

Que se soit de la musique, de la poésie, un moment passé à contempler le ciel, de beaux légumes, des fruits, c’est tout ce que nous mettons dans notre corps, notre esprit et notre cœur qui nous nourrit. De tous les arts la cuisine est le seul qui fasse simultanément appel aux cinq sens. L’humain ne possède rien, si ce n’est l’usage de son corps et celui-ci peut lui procurer beaucoup de plaisir. Il est facile d’améliorer la qualité de sa vie simplement en éduquant ses sens. Avec un corps trop peu entrainé, un œil insensible, une oreille non musicale, un palais grossier et des sens sous développés, la vie à moins de piquant, elle est triste. De moins en moins de personne cuisinent de nos jours, sous prétexte qu’elles manquent de temps, elles ne réalisent pas que c’est le vrai sens de la vie qui leur file entre les doigts. La cuisine est au « cœur » de nos foyers  et c’est dans ce lieu ci, où se déroule notre activité la plus vitale. Ironiquement plus les cuisines sont équipées moins on y cuisine. De nos jours l’art culinaire est devenu une mode, une autre forme de boulimie (plaisir, bonheur, exotisme dépaysement….), avec tous ces livres de cuisines aux photos séduisantes qui nous murmure « changez, essayez, achetez ! »,on assiste à une tendance de cosmétique culinaire. Nos grand-mères n’avaient pas de livre de cuisine. Elles savaient tout simplement cuisiner et utilisaient ce qu’elles trouvaient au fil des saisons. Avec  Seulement  leur bon sens et le savoir qu’elles avaient reçus de leurs aïeuls, « Ce n’est pas d’apprendre mais pratiquer qui importe » (dicton japonais). Nous devons toujours exécuter avec plaisir ce que nous entreprenons si nous voulons en tirer profit. Cuisiner avec son cœur, être complètement absorbée par cette activité peut devenir une sorte de liturgie. Faire de l’acte de cuisiner un moment de détente sans contrainte, ni sentiments du devoir, sans calculs non plus. La cuisine est vraiment un art qui invite au dépassement de soi. Ce sont ces gestes incontournables et millénaires qui nous rappellent que c’est peut être cela vivre.

III) Un esprit sain dans un corps sain.

La cuisine est vraiment cet art qui invite au dépassement de soi. Cuisiner c’est prendre soin de sa santé en préparant ce qu’on aime et ce dont notre organisme à besoin. Préparer soi même ce qui va nous nourrir est essentiel à notre équilibre non seulement physique mais aussi mental. Les unités proposées par la nature sont parfaites : un œuf, une pomme de terre, une pomme… Pour manger peu, le seul impératif est de manger avec plaisir. Manger avec plaisir c’est prendre son temps. Faire des repas miniature, consommer des portions menues, telle qu’en servent les grands restaurants, est à la portée de tous. On les déguste d’autant mieux, lentement, bouchée par bouchée. C’est cette lenteur à déguster le minimum nécessaire qui « remplit », et nous aident à renouer avec nous même. Les repas bâclés, pris dans la hâte, et dans le bruit n’apporte que confusion. Malheureusement la vie nous écarte de plus en plus de nos aspirations spirituelles. Les soucis, les contraintes, le travail nous plongent excessivement dans le monde matériel. La vie nous parait alors lourde à porter. Elle l’est lorsque les obligations prennent le dessus sur nos espoirs, notre idéal, notre soif d’exister. Dire des grâces avant le repas. C’est prendre conscience de l’abondance dont nous jouissons. Ces paroles confèrent une pause par rapport aux activités qui précédent et à celle qui vont suivre. Le repas prend une valeur de reconnaissance. Manger est donc plus qu’une fonction corporelle une fonction appartenant au domaine du sacré.

 

Relativement peu de choses suffissent à satisfaire nos besoins, contrairement au principe de notre société. La frugalité c’est réduire l’influence négatif produit par les industriels de l’alimentaire qui nous exhorte sans cesse à consommer. Avoir conscience que la modération est un moyen pour  nous libérer. C’est parce que nous n’avons pas conscience de nous faire plaisir en savourant la nourriture que nous en abusons. Manger avec volupté, apprendre que c’est dans les choses simples que se trouve le plaisir. Frugalité et volupté sont cet espace méditatif du corps et de l esprit.

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)~ M.Rosenberg

Les mots sont des fenêtres

 

Dans nos échanges avec autrui, nous communiquons avec des mots qui dans la plupart du temps sont influencés par notre conditionnement. Notre compréhension de l’autre peut souvent être mal interprété et ainsi provoquer de la colère, de la frustration… et même conduire à la violence. La CNV (communication Non Violente) connu depuis des siècles et développer dans ce livre, par le psychothérapeute M.Rosenberg, et nous apprend à prendre conscience de notre propre nature. Etre à l’écoute de nous même afin d’être bienveillant envers les autres.

Communication aliénante

Elle consiste à nier une responsabilité, la communication aliénante est à la fois un produit et un pilier des sociétés fondées sur des principes hiérarchiques ou de domination.

En effet nous avons hérité d’un langage qui servait les rois et les élites au pouvoir. Les peuples dissuadées de développer une conscience de leurs propres besoins, étaient éduquées à être dociles et soumis à l’autorité. Lorsque les rois, tsars, nobles dirigent à leur profit une population aussi nombreuse, il est dans leur intérêt que le peuple soit éduqué de manière à développer une mentalité d’asservi. Un mode de communication qui empêche de prendre pleine conscience qu’on est responsable de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes. Le langage réprobateur des « je dois » et « il faut » est parfaitement adapté à cet objectif : plus les gens sont formés à adopter des jugements moralisateurs qui mettent l’ accent sur les fautes et les torts, plus ils sont conditionnés à se tourner sur ce qui se passe en dehors d’eux même, c’ est à dire vers les autorités extérieurs pour trouver la définition de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais.

Danger sur un langage qui implique l’absence de choix

Malheureusement, la manière dont nous avons été conditionnés à nous évaluer nous conduit souvent à nous haïr nous-même plutôt qu’à apprendre de nos erreurs. Ces erreurs devenues des  leçons, nous montrent nos limitent et nous invitent à grandir.

Mais en réalité notre évaluation sur nous-meme, nous conduit à ressentir de la honte. La honte est une forme de haine de soi et les actes qui en résultent ne sont ni libre ni joyeux. Dans notre langage, il existe un mot qui possède un pouvoir pour nous faire engendrer de la honte et de la culpabilité, il s’agit du verbe « devoir ».  Nous utilisons souvent des expressions comme « j’aurai dû savoir », « je n’aurais pas dû faire cela »… ce verbe est si profond ancré dans notre conscience que beaucoup d’entre nous auraient du mal à s’en passer.  Parce que nous nous en servons habituellement pour nous évaluer.

La plupart du temps, lorsque nous utilisons ces propos vis-à-vis de nous même nous refusons d’apprendre parce que « devoir » implique que nous n’avons pas le choix. Hors ces jugements critiques que nous portons à nous même nous empêchent de voir notre vie intérieure.

Assumer la responsabilité de ses sentiments

Nous avons pour la plupart été élevés avec un langage qui nous pousse à étiqueter, catégoriser, exiger et porter un jugement, plutôt qu’à prendre conscience de nos sentiments et nos besoins. Nous sommes davantage formés à diriger notre attention sur la « bonne façon de pensée », définie par ceux qui occupent des postes clés ou détiennent quelques autorités.

Nous n’avons jamais acquis le vocabulaire de notre vie intérieure. En nous écoutant avec empathie nous accédons à des sentiments différents, qu’ils s’agissent de tristesse, de frustration, de déception, de peur, de souffrance… c’est pour une bonne raison que la nature nous a dotés de ces sentiments.

Un sentiment nous renseigne sur un besoin à combler, si ce besoin est comblé nous avons un sentiment agréable sinon c’est l’opposé qui se produit. Les sentiments nous poussent à agir dans le but de satisfaire nos besoins et de respecter nos valeurs.

Lorsque nous nous critiquons on tend à brouiller les pistes faire le mieux etre. Ces jugements moralisateurs nous maintiennent  dans un état d’autopunition.Lorsque nous ressentons de  la honte, la culpabilité et la dépression nous coupent de nous-même. En redirigeant cette énergie négative sur nous et en prenant conscience de nos besoins nous pouvons agir. Par exemple l’expérience du regret nous aide à tirer les leçons de nos actes, sans nous faire de reproches ou à nous détester. Nous évaluons la manière dont notre comportement est allé à l’ encontre des nos propres besoins et valeurs. De cette façon nous sommes naturellement stimulés à trouver des pistes créatives pour les satisfaire.

Prendre conscience de nos propres besoins

Nos besoin ne sont ni un caprice ni une envie du moment, ils sont essentiels à notre équilibre car ils touchent à nos valeurs (notre liberté, le respect, l’écoute, l’échange, le partage…). Lorsque nous sommes reliés à nos sentiments et à nos besoins, nous ne sommes  plus des sujets dociles et soumis.

Nous constatons que nos sentiments proviennent de la façon dont nous interprétons les actes et paroles des autres, mais aussi de nos besoins et de nos attentes particulièrement à ce moment là.

Nous utilisons souvent un langage imprécis et abstrait pour indiquer à l’autre ce que nous attendons de lui (comportement, action…), sans lui demander une action concrète qui lui permette d’y parvenir (langage imprécis). Alors nous sombrons dans un état dépressif parce que nous n’obtenons pas ce que nous voulons, et nous n’obtenons pas ce que nous voulons, parce que nous n’avons jamais appris à exprimer clairement ce que nous sentons ni quelles sont nos besoins.

Nous avons en revanche appris à être des enfants modèles, des parents modèles. Si nous tenons à être ces modèles autant nous habituer à être dépressif. En nous coupons de nos sentiments et de nos besoins nous nous coupons de nous même. La dépression est la récompense que nous obtenons pour notre conformité. Plus nous sommes précis sur nos attentes, plus nos besoins ont des chances d’être satisfait et moins nous éprouverons des sentiments négatifs (colère, frustration…).

Beaucoup de gens souffrent d’incompréhension, ils n’ont jamais appris à s’écouter et à exprimer clairement leurs sentiments et leurs besoins, alors ils critiquent, jugent … et c’est l’expression d’un mal être qui n’a pas trouvé les mots pour se dire. La CNV aide à prendre conscience qu’en ignorant nos propres besoins et sentiments, on se fait violence et qu’ on peut reporter cette violence aux autres. La qualité d’une vraie relation c’est d’être lié à soi, être bienveillant envers soi afin d’être bienveillant envers les autres. La bienveillance c’est cette bonté du cœur « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentielle est invisible pour les yeux » Saint Exupéry.

Devenir responsable et libre d’être soi, être à l’écoute de soi afin d’être à l’écoute de l’autre.

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