Catégorie : Cosmétiques

Produits cosmétiques “98,8% du total des ingrédients sont d’origine naturelle” ou “100% naturel”

99% origine naturel

Je vous fais part dans cet article d’une information “TRÈS TROUBLANTE concernant l’ indication que l’on retrouve de plus en plus dans les publicités pour promouvoir les produits cosmétiques. Tu l’ as deviné, c’est ce  fameux “98,9% d’origine naturelle”. Depuis quelques temps nous retrouvons cette indication un peu partout.

Après avoir lu la composition des ingrédients de certains produits qui vantaient ce “99% d’origine naturelle”, je me suis demandée: mais  ou est le naturel dans tout ça? 

Est ce que  vraiment  le produit est composé de produit naturel ou est ce encore un coup marketing? En cherchant un peu je suis tombé sur le livre de Rita Stiens “La vérité sur les cosmétiques

Ce qui suit est  tiré de son livre:

 

Troublantes: indications comme “98,8%du total des ingrédients sont d’origine naturelle” ou “100% naturel”

Un grand nombre de produits certifiés selon le standard français d’Ecocert portent des indications du type “98,8% des ingrédients sont d’origine naturelle” ou “99% du total des ingrédients sont d’origine naturelle”. Parfois on vante même “100% naturel”. Mais c’est souvent une erreur d’en tirer la conclusion que de tels produits contiennent exclusivement ou en grande partie de vraies substances naturelles. 

Une phrase comme “99% du total des ingrédients sont d’origine naturelle” peut même orner un produit contenant seulement très peu de vraie nature comme par exemple des huiles ou des beurres végétaux!

Comment est-ce possible?

“Origine naturelle” comprend, selon Ecocert deux groupes d’ingrédients: les substances véritablement naturelles et les matières premières d’origine naturelle.

En d’autre termes: pour obtenir les pourcentages que le consommateur lit sur l’emballage, on fait pas de distinction entre les deux groupes. L’exemple suivant se trouve dans le référentiel d’Ecocert qu’on peut télécharger sur le site Internet de cet organisme (Ecocert référentiel 16/01/04,annexe IV, page31/38).

Composition d’une “crème” écologique et biologique 

Phase A

  • 2,1% emulsifiant (mélange 50% alcool gras d’origine naturelle et 50% tension actif-éther:40%sucre végétal et 60 % alcool gras d’origine naturelle).
  • 3.7% facteur de consistance (100% alcool gras d’origine naturelle).
  • 1.5% facteur de consistance (100% huile végétale bio hydrogénée).
  • 3% emollient (100% esters mixtes d’acides et d’alcools gras d’origine naturelle).
  • 2% emollient (100% ethers d’alcools gras d’origine naturelle).
  • 8% emollient (100% extrait végétal bio).
  • 1% actif végétal

Phase B

  • 3% humectant (100% glycérine d’origine végétale).
  • 59,9% eau potable
  • 15% eau florale bio.
  • 0,5% conservateur (synthése).
  • 0,3% parfum bio.

pour cet exemple, Ecocert additionne toutes les matières premières (à l’exception des 0,5% de conservateur synthétique), ce qui donne: les pourcentage d’ingrédients naturels sur le total des ingrédients mis en oeuvre:

1%+3,7%+1,5%+3%+2%+8%+1%+3%+59.9%+15%+0.3%=99,5%

Les termes choisis ici par Ecocert, “ingrédients naturels sur le total des ingrédients mis en oeuvre”, contiennent déjà une première formulation  incorrecte. On devrait écrire: “ingrédients naturels ou d’origine naturelle sur le total des ingrédients mis en oeuvre”. Le “ou d’origine naturelle” fait toute la différence, car le gros des matières employées pour cette composition n’est pas naturel seulement d’origine naturelle. Cette formulation de crème ne contient que quatre authentiques substance naturelles (végétales):8% (émollient,100% extrait végétal)+1%(actif végétal) +15%(eau florale)+0.3% (parfum) =24,3%

Deux des quatre sont des ingrédients aqueux: en premier lieu l’eau florale avec 15%, à lquelle s’ajoute l’extrait de plante 8%.

Si on enlevait toute l’eau des deux derniers ingrédients, comme c’est imposé pour une certification BDIH, NATURE ou encore Soil Association, cette formulation contiendrait alors en pures substances naturelles: 1,5% (eau florale)+1,6(émollient, 100% extrait végétal)+ 1%(actif végétal)+0,3% parfum =4,4%

Comparons:

Les 99,5% “d’ingrédients naturels sur le total des ingrédients mis en oeuvre” deviennent seulement 4,4% de véritables substances naturelles suivant les cahiers des charges  qui n’autorisent pas la considération de l’eau dans le calcul de la part naturelle.

De plus, les 4,4% reposent sur un calcul très large! pour l’eau florale, on a supposé une partie végétale de 10% ce qui est déjà très élevé. Une telle eau ne contient souvent que 5% de substance végétales ou même moins encore.

Pour l’extrait de plante, on est parti d’un végétal de 20%, ce qui est également élevé.

“La vérité sur les cosmétiques” RITA STEINS

 

Ici nous voyons clairement que les mots employés  ne sont pas choisi par hasard, et ont une importance fondamentale. Comprendre et savoir  que l’indication ” d’origine naturel” comme nous le vendent les marques ne veut pas dire que le produit est “naturel”.

 

 

 

 

 

Comment détecter le plomb dans mon rouge à lèvres

Du plomb dans votre rouge à levres

Quand on parle de rouge à lèvres, on pense au coté glamour de la femme. Cette image est renforcée par les  éditeurs de magazines, qui publient sur pages glacées des jeunes femmes aux bouches parfaites et aux lèvres  pulpeuses. Ce qui est sûr, c’est que l’industrie cosmétique est un client dont dépendent la presse féminine. Et que les présentations des produits dans les parties rédactionnelles ne diffèrent pas des textes publicitaires. En effet, quoi de plus beau qu’un sourire avec un rouge à lèvre qui donne éclat et bonne mine, lira t’on.

Le coté moins glamour est la découverte, lors d’ une  campagne en faveur des cosmétiques sécuritaires (campaign for sale cosmetics),  de plomb dans le rouge à lèvres.

61% des rouges à lèvres testés contenaient ce métal, mais malheureusement cet ingrédient ne figurait sur aucune étiquette.

Le plomb est un métal lourd qui  peut causer dans un premier temps  une intoxication légère avec pour  premiers symptômes l’anémie, le trouble digestif. Avec le temps, les effets peuvent être irréversible ( atteinte neurologique, stérilité, cancer). Il faut savoir qu’en  1993 les peintures au plomb utilisées dans le secteur du B.T.P ont été  interdites sur le marché français.

Nous ingérons notre rouge à lèvre en nous léchant les lèvres. Oui c’est dégoutant! Lorsque qu’on pense au nombre de fois qu’ une femme s’ applique du rouge à lèvre au cours d’ une journée, et si on multiplie ce chiffre par le nombre de sa vie adulte, on constate que l’accumulation des toxines est considérable.

La peau de nos lèvres se compose que de  quatre couches, contrairement aux seize couches du reste du corps, le sang y affleure. Elle est donc remarquablement mince. Les substances chimiques peuvent gagner facilement la circulation sanguine.

comment détecter du plomb dans mon rouge à levres

Pour détecter le plomb dans le rouge à lèvres, il vous faudra une bague en or.

1) Mettre du rouge à lèvre sur votre avant bras comme pour tester la couleur lors d’ un achat.

2) Avec votre bague en or,  frottez le rouge à lèvre. (Frottez bien, allez y franchement!)

3) si le rouge à lèvre noircit, il contient du plomb.

 

 

 

Lire le résumé du livre sur le site  “Du plomb dans votre rouge à lèvres” de Gillian Deacon

 

 

 

Du plomb dans votre rouge à lèvre

 

Les personnes nées après la seconde guerre mondiale sont les participants involontaires à des expériences chimiques. Les subventions des états versées à l’industrie pétrolière pendant la guerre ont fait que les produits pétrochimiques et plastiques sont devenus les éléments constitutifs de l’économie. Depuis que nous avons adhéré à la société consciente de son image, nous avons appris à faire disparaître les taches, les rides, éliminer les odeurs, cacher les traces de fatigue, du temps… La femme moyenne utilise tous les jours une douzaine de produits de soins personnels, selon Environnement Defence Canada, la femme s’est savonnée, frottée et aspergée avec des produits contenant 126 substances chimiques différentes (nos foyers sont moins propres en raison des substances chimiques que nous utilisons pour essuyer, détacher et désinfecter). L’augmentation de ces produits a provoqué des problèmes de santé inquiétants, augmentation du taux de cancer, d’allergies, d’asthme et d’anomalie congénitale depuis la fin de la guerre. Au cours des 20 dernières années, les américaines emportées par un cancer du sein sont plus nombreuses que les soldats américains tués pendant la 1er et 2 éme guerre mondiale, de la guerre de Corée et du Vietnam réunies. Le « pinkwashing », ce mot-valise anglais fait référence au travestissement du «marketing » de cause en opportunisme commercial, explique que de nombreux fabricants de cosmétiques qui se disent leaders dans la lutte contre le cancer du sein, et qui organisent tous les ans des collectes de fonds en brandissant le fameux ruban rose, fabriquent et vendent des produits qui renferment de nombreux cancérogènes connus pour causer le cancer du sein.

Nous verrons que « l’effet cocktail » de ces produits est favorisé par des lacunes dans la loi, ensuite ce que contiennent réellement nos produits poisons de soin et enfin grâce à ce livre j’ai découvert la définition du « power of make up!». (hypocrisie ,ironie et mensonge bien sur)

 

L’effet « cocktail » et les lacunes dans la loi

Mélangez un peu de propylène de glycol de votre shampooing avec un soupçon de goudron contenu dans votre fard à paupière et ajoutez des phtalates à votre savon parfumé. Qu’obtenez-vous? Personne ne le sait vraiment. L’accumulation des substances chimiques dans notre circulation sanguine et nos organes après des années d’exposition (des années qui recouvrent plusieurs générations) influencent la capacité du corps à fonctionner de manière optimale.

On croit qu’un organisme de régulation veille à ce que les produits proposés soient surs. C’est un droit pour toute société civilisée n’est pas? Malheureusement ce n’est pas le cas. Aux USA, la FDA réglemente les produits seulement après la vente. Elle classe les produits chimiques, en se fondant sur l’absence de preuve de la dangerosité pour la santé humaine. Autrement dit, un produit jouit de la présomption d’innocence tant qu’on n’a pas prouvé qu’il est pas dangereux. Les consommateurs sont laissés à eux mêmes pour se protéger. Le système judiciaire américain exige une preuve scientifique de préjudice pour rappeler ou reformuler un produit.

des policiers qui protégent

De nombreuses entreprises reconnaissent que le public et de mieux en mieux sensibilisé aux questions de santé, mais ne veulent pas assumer les coûts engendrés par des ingrédients de qualités. Elles choisissent de dépenser de l’argent pour faire du baratin et biaiser l’information. Il y a mille façons de contourner les questions de santé et de sécurité du consommateur grâce aux lacunes dans la loi. Les publicitaires peuvent employer le mot magique « naturel » comme ils l’entendent, son usage n’est pas réglementé. Or « naturel » ne signifie pas « biologique », mais les promoteurs espèrent que vous le penserez! Un produit peut contenir des ingrédients naturels en quantités négligeables mélangés à des substances chimiques. « Argiles » ou « thé vert » sur l’emballage ne doit pas nous faire croire qu’un masque est exempt de produits chimique. En outre, la mention « hypoallergénique » ne signifie pas grand-chose, « hyppo » signifie « petite quantité » et hypoallergène signifie que le fabricant estime que le produit est moins susceptible que d’autres de causer une réaction. Les fabricants ne sont pas tenus de prouver étant donné que l’appellation hypoallergène n’est pas certifiée.

une personne qui fait une expérience chimique

Les produits poisons de soin

90% des shampooings, dentifrices, savons sont fait à partir des détersifs dérivés du pétrole comme le lauryl-sulfate sodium, le laureth sulfate de sodium… . Connus sous le nom de sulfate, ce sont des détergents utilisés pour dissoudre la saleté et les huiles. D’abord utilisé comme dégraissant industriel et nettoyant pour plancher dans les garages. Les sulfates sont employés comme agent moussant (effet psychologique).de la mousse de savon

Nous sommes venus à croire que la mousse relève le pouvoir nettoyant d’un produit. Le shampoing élimine le sébum or le sébum est produit naturellement lorsque les réserves sont faible. En plus, nous utilisons un produit revitalisant pour lutter contre la sécheresse, nous nous retrouvons avec une accumulation de sébum et de polymères synthétiques qui laissent les cheveux lourds, plats et en manque d’un nouveau shampoing, le cycle se répète. Le cuir chevelu est la région la plus poreuse du corps due aux follicules pileux, il absorbe tout et l’envoie dans le sang. Les sulfates ont un effet sur le cerveau et le système nerveux.

Tout produit parfumé contient des phtalates, les ¾ des cosmétiques de grandes marques en contiennent. Pour masquer les odeurs désagréables des produits, les phtalates camouflent et fixent la fragrance (parfum). Les phtalates sont fortement associés à l’infertilité et aux problèmes de reproduction. une femme enceinteDes études ont révélé le lien entre l’exposition aux phtalates et des changements dans l’ ADN des cellules spermatiques.  Elles sont classés parmi les produits préoccupants sur le plan toxicologique.

On estime que les cosmétiques que la femme utilise l’exposent à 50mg de parabènes par jour. Les parabènes sont très efficaces comme agent de conservation. On les trouve en grande partie dans les crèmes qui empêchent les huiles de rancir. On peut les repérer sous le vieux nom «parabène » ou accolés à un préfixe ( éthyl, méthyl, propyl,botyl). Ils se cachent sous d’autres noms acides : tétrahydrobenzoique, acide benzoide …Les parabènes ont une action œstrogène, ils limitent l’œstrogène naturel et peuvent causer des perturbations hormonales comme des sautes d’humeurs, des menstruations irrégulières et des irritations cutanées. Il faut savoir que 85% des 85000 des substances chimiques n’ont pas été étudiées sur la santé.

femme triste entrain de prier

« The power of make up »

En général, plus un produit de maquillage (rouge à lèvre, fard à joue, fard à paupière) a une couleur vive plus il exige une grandes quantité de pigments. Les colorants synthétiques sont souvent des pigments à base d’aluminium, du mercure ainsi que du goudron (certains goudrons contiennent de l’arsenic). Un fard à paupière scintillant contient de l’aluminium pur pour créer cet effet. Or, l aluminium peut migrer dans les yeux et blesser la cornée.

scintiller

  • Fard: La base, de la plupart des fards, est du talc. Diverse études ont permis d’établir un lien entre le talc et le cancer des ovaires. Dans les années 90 les fabricants de talc pour bébé se sont mis à le remplacer par du fécule de maïs. On a aussi découvert qu’il était contaminé à l’amiante et est fibrogène, ce qui signifie qu’il peut causer des lésions des tissus et endommager les organes internes.
  • Rouge à lèvres: Nous ingérons notre rouge à lèvres que l’on veuille ou non, lorsque qu’on pense au nombre de fois qu’ une femme s’applique du rouge à lèvre au cours d’ une journée, et si on multiplie ce chiffre par le nombre de sa vie adulte, on constate que l’accumulation des toxines est considérable. Dans le cadre de la campagne en faveur des cosmétiques sécuritaires (campaign for Sale Cosmetics) on a découvert que 61% des rouges à lèvres testés contenaient du plomb, mais cet ingrédient ne figure sur aucune liste d’ingrédients des emballages. Le plomb est une neurotoxine qui cause des troubles d’apprentissage et des problèmes de comportement. Avec le temps, il s accumule dans les os et les tissus mous.
  • Crèmes: La plupart des crèmes traditionnelles pour le contour des yeux, fond de teint… contiennent de l’huile minérale. Cette substance chimique est un agent adhérant. Les spécialistes des soins de beauté naturel sont unanimes: les pores obstrués le sont presque tous par des huiles minérales et du gras d’animal, et non par les huiles végétales. Le propylène glycol, dérivé du pétrole aussi utilisé dans le liquide lave-glace ou les antigels souvent désigné sous le sigle PEG suivi d’ un chiffre, stimule la pénétration en ouvrant les pores de la peau pour y laisser entrer tous les autres composés pétrochimiques. Il perturbe l’immunité naturelle de la peau.

 

Pour conclure, la peau est l’organe le plus étendu et la plus poreux du corps il est vraiment important de se préoccuper des produits dans lesquels on l’a fait tremper ou dont on l’enduit. On sait que tout ce qui entre en contact avec la peau se retrouve dans la circulation sanguine. Les produits de tous les jours qui entrent en contact avec la peau peuvent avoir des effets plus profonds à long terme. Les magazines publient des pages glacées montrant des femmes jeunes souples aux traits parfaits et à la peau radieuse. Des femmes moyennes avec des rides, des boutons, des vergetures et des cheveux grisonnant achètent ces magazines et croient aux « mythe de la jeunesse éternel ». Si le discours féministe contre la femme objet ne réussit pas à changer le système, la menace des problèmes de santé y parviendra peut être. Infertilité cancer, dermatite, déséquilibre hormonaux, allergie la liste des maux propagés par l’industrie de la beauté ne fait que s’allonger.